EDUCATEUR COMPORTEMENTALISTE CANIN
Dominique PERROT
Départements 13 et 84
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conseils et réponses/problèmes
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Le chien qui saute sur les invités :

Fêter l’arrivée des maîtres ou des invités sans contrôler
son émotion peut s’avérer dangereux. Selon le rapport poids du chien / poids et
robustesse des maîtres ou des invités, ces derniers peuvent chuter.
Et une
chute tête contre sol peut être dramatique.

2 solutions : Disposer des matelas dans la zone
d’accueil ou bien…
Dominique Perrot 06 09 51 58 92. (cas traité des milliers de
fois depuis  1986)

 

Le chien qui tracte ses maîtres :

Comme il y a les hommes-sandwichs, il y a les
maîtres-drapeaux, la laisse en guise de hampe, le corps en étendard et le chien
en mistral.

2 solutions : Les astuces à 2 balles ou bien…
Dominique Perrot 06 09 51 58 92. (cas traité des milliers de fois depuis 1986)

Le chien qui vole :

Un chien ne vole pas, un chien se sert, il est opportuniste.

2 solutions : Les astuces à 2 balles ou bien…
Dominique Perrot 06 09 51 58 92. (cas traité des milliers de fois depuis 1986)

Le chien qui aboie trop :

Le voisinage se plaint, la police se déplace, et la question
de l’abandon se pose.

2 solutions : On prie pour qu'il se taise ou bien...
Dominique Perrot 06 09 51 58 92. (cas traité des milliers de fois depuis 1986)

Le chien qui fugue :

Un chien ne fugue pas, un chien s’offre des balades et
compense.

2 solutions : On monte des murs jusqu’au ciel (y a des
champions du saut en hauteur), on l'attache (dans les 2 cas on fait un malheureux ou bien...
Dominique Perrot 06 09 51 58 92. (cas traité des milliers de fois depuis 1986)

Le chien agressif :

Alors lui, son devenir est noir.

4 solutions : On minimise et c’est récidive assurée, on lui rentre dedans et c'est la folle escalade, on applique  le fameux principe de précaution et c’est direction le paradis des saucisses ou bien… Dominique Perrot 06 09 51 58 92. (cas traité des milliers de fois depuis 1986)

Etc.




FORUM PERROTDOG 6



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J'ai bien lu votre appréhension concernant le fait d'avoir 2
chiens du même sexe mais j'aimerais quand même avoir votre avis sur 2 points:

- les postures

- bagarres en ma présence

je m'explique, j'ai lu pas mal de chose sur les comportements des chiens entre
eux, dès que j'ai eu Vita je suis allée voir une comportementaliste pour
améliorer mon comportement   et malgré tout ça les bagarres sont toujours
et seront toujours là, comme on m'a prévenu...  

Cependant, j'ai toujours des interrogations sur ma façon de faire: est-ce-que
je fais bien ou pas?

Pour comprendre, Tahiti (noire et feu, 4 ans) est la dominante, Vita (chocolat
et feu, 2 ans) est la dominée; en effet, après être allée voir une
comportementaliste en septembre dernier j'ai laissé faire les bagarres, pour
que la hiérarchie s'impose (Tahiti s'est imposée à plusieurs reprises avec Vita
dos à terre, chouinant pour qu'elle arrête);

Avant hier soir, on part en balade dans un bois, les chiennes, mon ami et moi;
elles sont détachées, tout va bien, chacune renifle son petit coin de paradis,
jusqu'au retour où Vita commence à sentir Tahiti, qui se retourne légèrement en
grognant le dos courbé (mauvais signe... ) Vita interloquée, se campe sur ses pattes,
oreilles relevées mais en arrière, les yeux bien ronds, la queue frétillante,
sautillant sur ses pattes avant (j'en ai déduit appel au jeu); Tahiti refait le
dos rond, regrogne, Vita ne s'arrête pas et là Taï se retourne toutes dents
dehors et attaque Vita   pourtant ce n'était qu'un appel au jeu et on
était en extérieur?!!! là, je comprends déjà pas...

Notre réaction (et là, je sais pas si j'ai bien fait): j'ai tourné les
talons, disant à mon ami :"viens, on s'en va de là, elles règlent leurs
problèmes seules mais sans notre présence!" on est parti bien assez loin
pour pas qu'elles nous voient (je sais elles nous sentaient.. ), la bagarre a été violente et surtout
longue (5-10 minutes), j'entendais Tahiti qui remettait ça après chaque
"pose"...quand le calme est revenu, on est revenu sur les lieux, les
2 halletaient comme des folles (ça fatigue de se battre ! ), pas trp de dégats juste qques écorchures
aux oreilles et aux pattes pour TAhiti (vu longtemps après) et aux oreilles et
au garot pour Vita; sur place, je les ai appelé au pied, les ai attaché et on
est rentré à la maison comme ça, pas plus pas moins ; bizaremment, elles m'ont
super bien écoutées sur le trajet du retour: pas la peine de redire 100 fois
les mêmes ordres!  

depuis l'ambiance est très très très électrique! Vita continue de renifler
Tahiti qui se remet à grogner et si Vita ne s'arrête pas ça repart de plus
belle...hier, ça a été le cas, mais comme ça s'est fait dans mes jambes, je les
ai attrapé toutes les deux par la peau du cou (en faisant attention aux
machoires-et je sais ça leur fait mal à cet endroit mais j'ai pas d'autres
solution à l'intérieur), les soulevant pour plus qu'elles s'arrachent leurs
grands oreilles et une fois un peu calmé les ai remises par terre couchées mais
main toujours plaquée sur leur garot (= pour moi soumises...)

une fois complètement calmées, elles sont retournées d'elles-mêmes vite fait
dans leur cage sans un bruit et on a eu la paix toute la soirée...

Ce matin en me levant, je découvre que les 2 miss dormaient côte à côte
derrière la porte du salon, j'ouvre, un petit bonjour à chacune (Tahiti en 1er
pour tout, le dominant en 1er pour tout, ça j'ai compris), je les sors et là
rebelotte, Vita resent Tahiti, Tahiti grogne mais j'ai élevé la voix avant que
ça continue (j'étais face à elle et je ne veux pas qu'elles se comportent comme
ça en ma présence (ai-je raison?).....



bref, la comédie continue mais ce que je ne comprend pas c'est que Vita semble
prendre une attitude de jeu, elle est relax, sautille sur elle-même autour de
Tahiti l'air de dire "allé, vient jouer avec moi!" et Taï qui la
regarde de haut seulement en notre présence! seules, elles s'amusent ensemble!

qu'est ce qu'il faut comprendre là dedans?

je sais que l'"humeur" des chiennes est régie par leurs hormones; en
période de chaleurs (elles les ont en même temps), elles sont adorables, Tahiti
montant non-stop Vita qui se laisse volontier faire...après les chaleurs j'ai
15j/3 semaines de répis, puis vient la montée de prolactine et là c'est le
clash assuré, sauf courte période où Vita se relaisse monter mais le pic passé,
ça remet Tahiti à sa mauvaise humeur légendaire...

Pourtant je ne pense pas que ce soit de l'incompatibilité totale car je les ai
déjà vu s'amuser ensemble, seules il ne se passe jamais rien; en dehors de la
maison, Tahiti a déjà protégé Vita contre d'autres chiens (protection de la
meute je pense = role du dominant? aussi, dois-je la laisser faire ou est-ce
de mon ressort en tant que "grand chef"  de la maison ?)

Valérie84m

 

 

Puisque vous avez lu mes réticences à coudre entre eux des chiens
de même sexe, je n’y reviens pas.

Dans « présentations » vous mentionnez un point
important que vous omettez ici : vous n’avez Vita que depuis 8 mois environ.

Elle a donc vécu plus d’un an dans un autre groupe, dans un autre
système. Chaque système est unique et possède son propre mode communicatif. Les
codes qui fonctionnaient dans le groupe précédant peuvent ne pas coller au
groupe suivant.

A vous lire le contrôle de la morsure est acquis puisque les
bagarres spectaculaires n’occasionnent que des plaies superficielles. Par
contre elles paraissent bien longues… et l’on peut se demander si Tahiti sait
le sens des postures de soumission.

A mon sens la bonne interprétation de la posture de soumission
(inhibition des agressivités) ne fait pas partie de l’éthogramme des chiens. La
preuve, beaucoup de chiots séparés trop tôt de leur mère et se développant sans
adultes n’ont pas cette outil dans leur musette. Ces chiots développent une
pathologie comportementale lourde, la dyssocialisation primaire. Tahiti
est-elle dans ce schéma ?

A moins que ce soit Vita qui ignorante du sens de ces postures, ne
les émet pas ou mal…

A l’inverse, les postures d’invitation au jeu me semblent
contenues dans l’éthogramme canin. Je veux dire que leur signification ne fait
pas l’objet d’un apprentissage et qu’elles peuvent se passer d’adultes ou de
mères.

Pour schématiser votre problème : Vita renifle Tahiti (elle initie
le contact, prérogative du dominant qu’elle n’est pas selon vous…), Tahiti
grogne (normal puisqu’un individu de rang social inférieur ose le contact),
Vita invite au jeu (alors qu’elle devrait inviter par la posture de
soumission à l’apaisement…).

Vita commet donc deux erreurs, tout s’explique…

Perrotdog

 

 

Ma beauceronne de 16 mois commence à avoir des tics qui
m'inquiètent : Nous avons une ferme-accueil, des visiteurs viennent tous les
jours depuis deux mois. Ma chienne a pris l'habitude de leur apporter un
jouet(n'importe quoi : un bout de bois, une balle...) à leur pied et de
s'assoir devant eux attendant qu'ils le lui lancent. Elle s'excite de plus en
plus si on rentre dans son jeu et ne s'arrête jamais.

Avant, avec moi elle jouait mais pas de cette façon. Elle finissait par partir
avec son jouet quand je lui disait "c'est fini" et passait à autre
chose.

Maintenant elle fait aussi son cinéma avec moi et ne s'arrête jamais même quand
je lui donne l'ordre " c'est fini".

Si je l'ignore, elle est toujours là au bout d'une heure, toute excitée et
essoufflée et toujours avec son jouet qu'elle prend dans sa gueule et fait
tomber en me regardant (ou en regardant les visiteurs, qui, eux ne peuvent pas
s'empecher de relancer le jouet ).

Je finis par la gronder et lui dire de se coucher.



Je sais que c'est une chienne qui a besoin de beaucoup d'activité physique et
cérébrale, mais je ne sais pas comment pallier à ce comportement.Pouvez-vous me
conseiller?

Si vous souhaitez plus d'infos sur la chienne, je vous les donnerai.

Je pourrais également vous parler de son comportement au troupeau qui n'est pas
très "beauceron"...Elle a tendance notamment à aller mordre au
visage.

bilbaw

 

 

Veuillez m’excuser d’avoir tardé à vous répondre, mais je rentre
tout juste de Corse.

A propos de la Corse
et pour vous y rendre, préférez Corsica ferries à la SNCM. Sur Corsica
ferries les chiens peuvent vous accompagner de partout et sont bien accueillis.
Via la SNCM ils
restent dans les voitures et je sais quelqu’un qui arrivé en Corse a eu le
malheur de découvrir son chien mort déshydraté.

 Deux motivations me
viennent à l’esprit qui peuvent expliquer le comportement de votre beauceronne.

D’une part le plaisir, d’autre part l’apaisement.

Le plaisir du jeu qu’elle initie et que des clients et vous renforcez
en lui lançant l’objet.

L’apaisement qu’elle recherche depuis la modification anxiogène de
votre système (depuis 2 mois).

J’observe très souvent des comportements analogues à celui que
vous décrivez. Les maîtres sont convaincus que Médor en m’apportant ballon ou
cailloux veut jouer avec moi. En fait, Médor, dépourvu de bonnes capacités
adaptatives  n’a pas trouvé l’attitude
adéquate à la modification de son quotidien, en l’occurrence mon arrivée. Il
aurait pu me menacer, m’identifier en me flairant, me fêter, battre en retraite
etc. Non, il a déclenché une réponse sociale inappropriée parce qu’il n’a pas
la bonne, ou bien parce qu’elle l’apaise. Ces comportements de substitution
sont des évolutions d’états anxieux et sont produits volontairement dans des
contextes conflictuels.

Pour des chiens mal nés ou cérébralement mal développés, les
contextes sont vite conflictuels. J’ai la souvenance d’une stéréotypie très
spectaculaire produite par un chien sitôt qu’un individu passait devant le
portail de sa maison de village. Il se mettait à courir, empruntant un trajet
rigoureusement identique à chaque fois, puis se heurtait à pleine vitesse
contre son portail ce qui avait pour effet de le projeter en l’air dans un
magnifique saut périlleux arrière. Sitôt retombé il recommençait exactement la
même figure, inlassablement et surtout silencieusement, jusqu’au départ du ou
des individus. Le spectacle était tel qu’il y avait presque toujours du monde
au portillon. Les gens étaient hilares et s’amusaient à bon compte du
malheureux chien que rien ne stoppait, pas même des cailloux.

Bref, tout ce qui porte les habits du jeu n’est pas toujours jeu.

Perrotdog




Bonjour,

Lorsque je promène mon chien et que je m'arrête parler à une personne connue ou
inconnue mon chien reste bien sage !!!!! cela se gate au moment de quitter
cette personne car il se met alors à aboyer vers elle et refuse d'avancer il se
produit la même chose avec les chiens que l'on rencontre !

Ce qui le stoppe c'est ne plus avoir dans son champs de vision la personne ou
ke chien et de penser à autre chose donc J'ai essayer l'anticipation avec
"laisse" et une nourriture très odorante et qu'il adore, je me mets à
trotter en l'encourageant à avancer, j'essaie de le capter sur autre chose mais
c'est pas très concluant!!j'aimerai arriver à qu'il se stoppe d'aboyer aussi
j'ai penser à lui appredre à aboyer pour mieux lui apprendre à se stopper
pensez que cela peut être la solution ?le problème vient il d'ailleurs?

Qu'en pensez vous?

Fire



J’en pense la chose suivante : votre chien a besoin de
contrôler les mouvements d’individus ponctuellement immobilisés.  Le départ de l’individu ou votre départ va
faire obstacle à ce contrôle et, conséquemment, déclencher les comportements
que vous décrivez. Plutôt que lui apprendre à ne pas aboyer, attachez-vous à
lui montrer, ou plutôt à lui démontrer, que c’est à vous qu’incombe cette
mission. Comment ? En réaménageant votre relation à lui, mais aussi le
système dans lequel il évolue. Si cela vous semble trop abstrait, des posts qui
traitent de la régression sociale sont disséminés quelque part dans ce forum.

Perrotdog  



j'ai un bull terrier agé de 2 ans et depuis quelques temps il
devient agressif envers le chien de mes parents qu'il était habitué à voir
depuis qu'il est bébé. Je ne comprends pas son comportement car il n'a jamais
été agressif envers aucun chien.

merci

Préci2503

 

 

bonjour,

propriétaire d'une chienne bouviers bernois de 9 ans, nous avons adopté une
chienne de 3 mois Berger d'Anatolie achetée chez un éleveur qui nous avait
garanti sa gentilesse de caractère et sa docilité, et nous avait assuré qu'elle
serait respectueuse des autres animaux de la maison et très sociable avec les
humains : durant 2 mois, pas trop de souci, mais elle a maintenant 6 mois,
s'est déjà attaquée 2 fois au chat (j'ai dû intervenir car il n'avait aucune
chance contre un chiot de .... 30 kgs !), elle ne supporte plus le Cairn de ma
mère qui vient régulièrement alors qu'elle jouait sans souci avec avant .... et
maintenant, elle se bagarre avec le bouvier, grogne si elle s'approche quand on
est là... je fais manger les chiens après nous, je pensais bien faire en
donnant d'abordla gammelle de l'ainée avant le chiot, mais le bouvier est
 craintif que le berger, et ce dernier semble vouloir prendre l'ascendant...
dois-je chercher à maintenir le bouvier en leader (elle est là depuis 9 ans),
ou le fait de soutenir et réconforter le bouvier après une bagarre ne fait
qu'empirer les choses ? Mon mari a peur que le caractère agressif du berger qui
est vraiment flagrant avec les animaux dont elle est jalouse puisse un jour se
transformer en agressivité envers nos enfants ? Comment réagir pour éviter tout
problème et maintenir l'ordre avec nos animaux ? Merci de votre aide. Bonne
journée.

Maxibolide

 

 

Essayer de maintenir une hiérarchie qui vacille (en l’occurrence
au prétexte de l’ancienneté) est voué à l’échec. Conformez-vous aux lois de
dame nature puisque le mal est fait (le choix d’un congénère de sexe
identique).

On ne devrait jamais choisir un chien à la va vite, encore moins
un berger d’Anatolie. A cet égard votre éleveur aurait du vous mettre en garde
plutôt que vous garantir ceci ou cela, ou vous assurer de ceci ou de cela. On
garanti une voiture, un appareil électro ménager, tout ce que vous voulez, mais
pas le caractère et les comportements sociaux ou non à venir d’un être vivant,
tellement ceux-ci sont influençables.

Perrotdog



Bonjour,

Je n'ai pas choisi ce chien à la va-vite, j'ai consulté et visité de nombreux
élevage, recueilli des avis et surtout expliqué le contexte (autre chienne
âgée, chat, enfant à la maison), ainsi que ma façon d'éduquer mes animaux : pas
de brutalité ! ma question était de savoir si je pouvais agir sur le
comportement du chiot, mais à vous lire, on a l'impression que nous sommes des
irresponsables ayant juste assumé un caprice ! avez-vous un conseil à me donner
ou juste des critiques ?

Maxibolide

Les conseils vous les avez en long en large et en travers pour peu
que vous preniez la peine de lire les sujets similaires.

Je profite simplement de votre post pour inviter à une certaine vigilance vis à
vis de certains éleveurs enclins à vendre à la va vite.

Vous n'êtes plus concernée, malheureusement, mais d'autres peuvent l'être.
Mettez votre susceptibilité dans votre poche et sortez de l'autre votre
capacité à discerner les bons conseilleurs des mauvais, les propos qui vous
sont directement adressés (le début de ma précédente réponse) de ceux qui
pointent d'autres responsabilités (relatives à certains éleveurs).

Perrotdog

 

j en ai vraiment assez, lorsqu on est dehors ma chienne  a la
mauvaise habitude de manger des crottes d autre chiens, si je la vois je la
secoue avec un NON ferme mais tout a lheure elle ete entrain de macher, je lui
est ouvert la geule et une enorme crottes a l interieur!!

va t elle arreté ca?

merci  j attend vos avis car j avoue que ca me degoute un peu!

Aurélie

 

J’ignore l’âge de votre chienne, mais généralement ces
comportements s’estompent progressivement.

La coprophagie que j’observe régulièrement en clientèle a de
multiples origines, mais est presque toujours motivée par la recherche et
l’obtention d’un plaisir, « culinaire » ou réactif, ou bien par le
besoin de faire disparaître un stimulus anxiogène ou une trace concurrentielle.

Notre rapport à l’excrément diffère de celui du chien et penser
dégoûter Médor en lui mettant le nez dedans est particulièrement
anthropomorphique et donc anti productif.

La constitution des croquettes rendues appétentes par des
molécules chimiques non digestibles, donc intactes dans les selles, rend ces
dernières également appétentes, donc intéressantes pour Médor.

Notre aversion pour les crottes accroît notre attention à Médor
lorsque celui-ci s’y intéresse d’un peu trop près. Elles sont donc réactives
puisque potentiellement synonymes d’interactions avec le maître.

Voila, vite fait, (puisque vous semblez impatiente) quelques
pistes.

Bonne soirée, bon appétit…

Perrotdog



Bon je me lance, ma chienne berger australien âgée
de 3 ans, a quelques fois un comportement bizarre depuis quelque temps. Pour
commencer je vous explique un peu la vie de ma chienne. Je la sort en
promenade, je joue avec elle tous les jours, on fait des expo canine.

Donc depuis 6 mois que j'ai repris le travail sa vie a un peu changer, car je
ne peu plus rentrée à la maison entre midi et deux mes horaires ne permet plus
(je suis restée un an au chômage). Donc les ballades se font le week end car je
travail tous la semaine mais tous les soir quand je rentre je joue avec la
chienne et reste avec nous dans la maison quand elle le veut, quoi que en me
relisant je trouve peut être normale quel soit un peu exié le soir quand elle
nous voit. Bon depuis deux ou trois semaines la chienne est tes comportement
bizarre quelques fois c'est à dire , dès que le portail s'ouvre elle s'échappe
et on peut l'appeler, elle ne revient pas peut être n'est plus bien dans sa
famille mais quand on la rattrappe je dit rien mais revient au pied avec moi
mais triste ou angoisser et se met dans un coin et bouge plus et nous regarde
avec tes yeux inexplicable.

Lili

(Ai répondu par téléphone) Perrotdog

 

 Bonjour

Je suis l'heureuse propriétaire d'un ba de 18 mois qui est vraiment gentil,
obéissant etc... mais qui commence depuis quelques mois à devenir insupportable
et incontrôlable devant certaines situations. Tout d'abord lorsqu'il voit un
chien même de loin, il se met à hurler, alors qu'auparavant il ne le faisait
pas et était même content de rencontrer des congénères car il aimait beaucoup
jouer avec eux. Au début, quand il a commencé, quelquefois je le laissait
renifler quelques minutes les chiens que nous croisions pour lui faire plaisir
et continuer la phase de socialisation, mais deux cas de figures se présentent
maintenant : soit il renifle, il est content et tout va bien il se calme, soit
ça dégénère en bagarre en quelques secondes sans qu'on ait pu prévoir quoi que
ce soit. Donc, actuellement je ne le laisse plus approcher d'autres chiens et
il est très très irrité lorsqu'il en voit : je ne pense pas que ce soit le cas,
mais il donne l'impression de devenir agressif et de vouloir leur sauter
dessus. Les dernières fois où je l'ai promené sans laisse (il y a quelques
mois) tout s'est toujours bien passé, il jouait avec les autres et remettait à
leur place ceux qui essayaient de le dominer, mais sans morsure et sans
bagarre, les autres chiens se couchant d'eux mêmes généralement. Ensuite,
lorsqu'il est très content ou qu'il voit un chien, il devient carrément
incontrôlable et ne répond à aucun ordre on dirait qu'il n'entend rien : il
aboie sans arrêt et est carrément surexcité, rien à faire pour le calmer. Je
pense après réflexion que le problème est lié à la laisse car son comportement
s'est modifié à partir du moment où nous avons déménagé et où nous avons changé
de lieu de promenades où je suis obligée de le tenir en laisse. Il s'est bien
adapté à sa nouvelle maison, par contre, contrairement à avant où il sortait et
entrait uniquement quand je l'y autorisait, maintenant, dès que j'ouvre la
porte pour sortir il fonce comme une tornade en aboyant et me bouscule s'il le
faut et sitôt dehors, il aboie (par contre, si je ne le prends pas avec moi, il
n'essaie pas de sortir). Je précise que si la porte a été ouverte sans qu'il
soit présent, il ne sort pas et n'essaie pas de sortir si je ne l'accompagne
pas et là, il n'aboie pas ou juste très peu pour dire qu'il est content. Il lui
arrive également depuis quelques temps d'essayer d'intimider certaines
personnes (et toujours les mêmes) qui viennent chez moi, je suis obligée de
l'envoyer se coucher pour qu'il arrête. Il y a également un fait qui
m'interpelle et qui est très récent : il n'obéit pas en cours d'éducation pour
la marche aux pieds qu'il connaît parfaitement (à l'extérieur il n'écoute pas
non plus) et il n'obéit plus aux autres personnes de mon entourage en ma
présence. Je pense que le fait qu'il atteigne l'âge adulte y est pour beaucoup,
il est très docile quand il est calme ce qui me permet de corriger certaines de
ses nouvelles "lubies", mais lorsqu'il est excité je ne peux rien en
faire donc je n'avance pas. Au club d'éducation où je l'emmène depuis un mois,
ils pratiquent une méthode douce, mais il leur arrive fréquemment de le
"secouer" (gentiment je vous rassure) car il écoute quand il veut et
n'est pas toujours sensible aux récompenses. D'ailleurs, dernièrement, il a
fait un "scandale" parce-qu'il voulait s'approcher d'un chien, le
moniteur l'a pris et l'a fait reniflé et il s'est tenu tranquille pendant tout
le cours ensuite. Pendant les scéances de rappel, il n'essaie même pas de les
approcher et ne s'intéresse pas à eux alors qu'il le pourrait et vient
directement me rejoindre. J'avoue que je n'arrive pas à le comprendre.
Dernièrement nous sommes allés promener en compagnie de deux autres chiens
mâles du club avec qui il a un comportement assez agressif en club et tout
s'est bien passé lors de la promenade. Ils n'ont pas joué, mais il a promené
tranquillement sans grognements et sans aboiements, mais il leur a quand même
fait comprendre qu'ils n'avaient pas intérêt de boire avant lui, et qu'ils
devaient arrêter de boire pour lui céder la place quand il avait soif. Ne
sachant pas si je devais le laisser faire ou pas, je n'ai rien dit et les ai
laissé se débrouiller. Si vous avez une idée de ce qui motive son comportement,
celà me permettrait de pouvoir agir sans faire d'erreur, car je pense qu'il se
rend bien compte lorsque nous n'adoptons pas le bon comportement et qu'il en
profite.... Je vous précise quand même qu'il n'a aucun comportement dominant ou
agressif avec mes proches ou moi-même, qu'il se laisse facilement manipuler,
prendre les jouets, la gamelles etc... sans rien dire.  Merci

 

 

Personne pour m'aider ? Je reconnaîs que le problème est assez
délicat pour avoir rencontré pas mal d'éducateurs qui n'ont pas réussi à cerner
la cause. Surtout qu'en club il est encore plus insupportable que d'habitude.
Il a pincé 3 chiens dernièrement. Pourquoi ? Pour rien... il étaient juste à sa
portée pendant quelques secondes et il en a profité pour leur donner un coup de
dents... C'est n'importe quoi ! En plus, il faut s'énerver ou bien il faut
qu'il se soit fatigué pendant une demi-heure à aboyer et à tirer dans tous les
sens pour qu'il daigne écouter et excéuter ce qu'on lui demande. Au club on me
dit : "il est stressé" une autre fois "il s'ennuie alors il
aboie pour attirer l'attention" encore une autre fois "il teste, il
faut être très ferme pour qu'il comprenne" etc...

Moi, ce que j'aimerais bien savoir une bonne fois pour toutes pour avancer
enfin c'est : est-il possible que lui ayant interdit tout contact subitement
avec les autres chiens, il n'ai pas eu le temps de trouver sa place et que du
coup, ne sachant comment réagir, il essaie systématiquement de s'imposer
parce-qu'il a (peut-être) peur de se faire agresser ou autre.... je ne sais pas,
j'essaie de comprendre pourquoi il agit de la sorte car vivant avec lui nuit et
jour depuis presque 1 an et demi, je peux dire que c'est un chien très doux,
très gentil, très équilibré, obéissant etc... aucun défaut. Si, il en a un : il
est un peu têtu quelquefois, mais de moins en moins (il a 1 an et demi
maintenant). Je pense pour ma part que la solution au problème serait de le
laisser évoluer librement 2 ou 3 fois au milieu d'autres chiens. Seulement,
j'ai un problème, c'est qu'au club ils ne veulent pas le lâcher par peur qu'il
attaque les autres (je ne suis pas persuadée qu'il attaquerait, mais par
contre, je ne sais pas comment il réagirait devant un chien agressif sans
laisse... en laisse il attaquerait c'est sûr dans ce cas). D'un autre côté, je ne
peux pas le laisser sans laisse lors de nos promenades. Imaginons qu'on
rencontre un petit chien qui a mauvais caractère.... je ne suis pas sûre qu'il
s'en sorte indemne de l'aventure donc je tourne en rond. Existe-t'il des clubs
où les chiens peuvent évoluer librement entre eux (ou même avec une longe pour
les inconnus ou les cas difficiles), car je suis convaincue que lorsqu'il aura
cotoyé d'autres chiens librement et aura enfin trouvé sa place, il arrêtera de
se comporter comme un despote.

Margo

 

 

« il est très
docile quand il est calme… mais lorsqu’il est excité je ne peux rien en faire,
donc je n’avance pas… » Dites-vous.

L’incontrôlabilité
que vous décrivez lorsque votre chien rencontre certains congénères dans
certaines situations, est la conséquence d’une rupture de la connexion. Cette
connexion qui vous relie à lui et qui permet la communication (donc rend
possible l’obéissance) explose sitôt qu’un seuil d’intensité émotionnelle est
dépassé.

Approchez-vous
au plus près de ce seuil, sans tout à fait l’atteindre. C’est dans cette zone
que votre autorité peut opérer et progresser, pas au-delà. L’artificialité des
clubs falsifie les observations comportementales, préférez-leur la vraie vie.

Votre
chien est potentiellement dangereux, oubliez les essais sans contrôle mécanique
(laisse ou longe).

Enfin,
interrogez-vous sur vos contradictions : « il est gentil, obéissant, doux, aucun défaut etc. » et « il est insupportable, incontrôlable,
agressif, désobéissant, têtu, despote etc. »

Perrotdog

 

 

C'est tout à fait ça le terme : il est "déconnecté" et a
l'air de ne rien entendre ni rien voir en dehors de ce qui l'intéresse dans ces
moments. Et il est quasiment impossible de rétablir cette connexion ou bien ça
dure quelques secondes à peine dans le meilleur des cas. Mes propos
contradictoires le concernant correspondent bien à ce qu'il est réellement :
pour ceux qui le connaissent à la maison ou dans un milieu qui lui est familier
sans aucune distraction, il est le gentil toutou, doux, affectueux, joueur,
obéissant et docile (et c'est le cas !) et pour ceux qui le connaissent au club
par exemple il est un "terroriste" pour reprendre le terme d'un
propriétaire d'un autre chien que je connaîs, un chien incontrôlable, têtu,
insupportable un véritable despote et c'est aussi le cas !!" C'est Docteur
Jekyll et Mr Hyde en quelques sortes. Il est vrai qu'il a l'air assez émotif
mais là encore, ça dépend : un gros bruit style pétard qui en effraierai plus
d'un ne l'interpellerait pas, alors que quelqu'un qui porterait un objet assez
encombrant par exemple l'effraierait. Il faudrait qu'il soit moins émotif mais
bon.... y a du boulot là. Je vous remercie de votre réponse et ne manquerait
pas de vous tenir informé du résultat obtenu après avoir suivi votre conseil.

Margo

 

 

Alors : je vous tiens informé comme promis. Tout d'abord, j'ai
stoppé le club d'éducation.. je pense comme vous à ce propos. Je ne l'ai pas
encore emmené dans des endroits où il peut rencontrer des congénères car je ne
me "sens pas" d'assumer une de ses crises. Par contre, je travaille
assidûment sur le fameux seuil de tolérance juste avant sa
"déconnection" et je suis très satisfaite du résultat pour le moment.
C'est à dire que lorsque je le vois commencer à s'exciter (notamment lorsque je
lui ouvre la porte pour sortir) je le rappelle à l'ordre juste avant d'ouvrir
en lui disant "attends !! et je repousse de plus en plus. Par contre quand
il a passé la porte... pendant quelques secondes, je vous dis pas... On sait
qu'il a passé la porte... Mais il suffit que je l'appelle et c'est fini !
J'envisage une sortie vraiment concrète où je sais que nous allons faire des
rencontres "explosives"... Comment dois-je agir ?? (car je ne le sais
toujours pas..) Je dois anticiper et détourner son attention avant qu'il voie
le chien ?? Je dois le gronder s'il aboie et montre quelque débordement ? Je
dois le laisser approcher et renifler ?? (là, souvent je n'ai pas le temps car
les gens changent de trajectoire en le voyant faire son fou)... Au club, il
sait qu'il n'a pas le droit de "calculer" le chien qu'il croise quand
on travaille la sociabilisation. Mais une fois le cours fini : il sait que
c'était le cours et que c'est fini... Merci encore pour vos précieux conseils.

Margo

 

Approchez-vous au
plus près de ce seuil, sans tout à fait l’atteindre. C’est dans cette zone que
votre autorité peut opérer et progresser, pas au-delà…

Traduction : Allez en laisse
là où des congénères également en laisse évoluent parmi une foultitude de
stimulations (centre ville). Réglez par la distance l’intensité émotionnelle
qu’ils suscitent chez votre chien. Réglez là de telle façon que votre chien la
ressente (il doit les voir) et la contrôle en même temps, et soyez neutre (pas de détournements
d’attention). Pas de sanctions non plus, parce que son attitude ne les
justifiera pas (n’oubliez pas qu’il doit être à une distance qui lui permet de
se contrôler). Contentez-vous d’observer la distance critique, et, par
l’habituation, de la réduire progressivement.

L’étape
autorité, c’est pour plus tard, lorsque vous vous serez assurée de ses
capacités à se contrôler.

Enfin,
évitez-lui le spectacle de chiens vociférant derrière leur grillage.

Perrotdog

 

 

Ca va être très difficile à mettre en pratique car il est déjà
dans tous ses états en apercevant à peine l'ébauche de l'ombre d'un congénère
même de très loin... C'est le gros problème : il n'existe pas de distance lui
permettant de se contrôler.... il suffit qu'il ait repéré un chien même de très
loin et c'est la révolution... Le plus dur restera pour moi de rester impassible
si je comprends bien. Remarquez de toutes façons, depuis que vous avez évoqué
le terme de "déconnection", je suis sûre aujourd'hui que je me suis
évertuée à essayer de lui faire entendre raison pour rien car aujourd'hui je
suis quasiment certaine qu'il ne m'a jamais entendue (ou par intermitences plus
que brèves). J'ai conscience qu'il faut que je travaille mon seuil de tolérance
à moi aussi pour réussir et ça va être très très très dur car je redoute
vraiment ces moments là et me demande même des fois si je ne suis pas fautive
quelque part en ayant fui les situations.. Mais dans le doute je pense qu'il
faut s'abstenir plutôt que de commettre l'irréparable. En tous cas, je vous
remercie beaucoup et vous dis à bientôt pour la suite des événements.

Margo

 

J'ai commencé avant-hier : descente de voiture fracassante, il est
content, aboie etc... un chien passe avec son maître, hérissement de poils,
redoublement d'aboiements une horreur : je lui ordonne de remonter dans la
voiture, il exécute et continue d'aboyer (j'ai oublié de vous préciser : jamais
de grognements envers ses congénères et soumission complète avec moi et les
membres de ma famille). Je repars me garer dans un endroit moins fréquenté, le
laisse s'exprimer et on part : scandale à chaque fois qu'il voit un chien (j'ai
été surprise plusieurs fois car nous avons croisé des chiens que je n'avais pas
vu arriver). Je me décourage presque et pense à repartir comme d'habitude (par
respect pour les gens qui assistent aux scènes) et finalement je continue. Il
renifle, regarde dans tous les sens, tire un peu sur la laisse est tout excité
etc.. Au bout d'une demi heure (environ), il commence à tirer un peu la langue
et est plus calme, mais plus de chien à l'horizon. Hier, idem, sauf qu'il n'a
pas aboyé lorsqu'il a vu un chien au retour alors que nous étions dans la
voiture. Aujourd'hui (j'ai évité toute rencontre dans le premier quart d'heure
où il est trop expansif) je vois un chien errant (qu'il n'a pas vu) et je
change de direction. D'un coup, mon fils me dit "maman, y a un chien qui
arrive vers nous". Pas le temps de changer de direction (pour la fameuse
distance du seuil de tolérance), le chien (un labrador) s'approche d'assez
près, aboie un peu (léger) mon chien hérisse les poils mais n'aboie pas, les
maîtres rappellent leur chien, je continue et plus rien. 10 minutes plus tard
environ, je vois des gens avec deux caniches sans laisse et repart en sens
inverse (presque en courant) pour éviter la rencontre qui était inévitable. Mon
chien les voit... j'ai peur de sa réaction et puis rien... il est intéressé
mais n'aboie toujours pas. En même temps, un terre neuve arrive tenu par ses
maîtres : là, je panique, mon fils me demande ce que j'ai d'un coup, je répond
"rien, tout va bien" et du coup repart en direction du terre neuve
(je me dis que le terre-neuve risque moins que les caniches dans le pire des
cas)  et là... toujours aucune réaction de mon chien (il faut dire que ça
faisait un bon moment qu'on marchait et qu'il avait soif et était assez calme).
Juste après, je croise un york qui vient en courant vers nous et repart et
ainsi de suite (du style qu'il voulait jouer et au dernier moment il retournait
vers ses maîtres etc...) et là, je prie pour qu'il ne vienne pas trop près
(chose qu'il n'a pas faite) et là encore rien du tout (quand je dis rien, ça
veut dire pas d'aboiements ni d'insistance pour se diriger vers le chien, il
s'est retourné quand même lorsque nous l'avons dépassé et j'ai fait en sorte
qu'on le dépasse vite, mais il est resté attentif lorsque j'ai sollicité son
attention). Pour finir (oui, aujourd'hui on a tout eu je crois bien...) on
retourne à mon véhicule et là, un gros chien dans la voiture d'à côté aboie. Le
mien se retourne, hérisse les poils quelques secondes l'air inquiet, mais ne
répond toujours pas et me suit. Du coup, demain je recommence mais je change
d'endroit histoire de voir si notre sortie sera aussi "paradisiaque"
qu'aujourd'hui dans un endroit qu'il ne connaît pas. J'en viens à me poser
plusieurs question qui me semblent intéressantes : est-ce qu'il a deviné que
j'étais fermement décidée et que j'irai jusqu'au bout ???? (par le ressenti qui
est le leur je m'entends), est-ce que le fait de le "fatiguer" avant
y est pour quelque chose ? Est-ce qu'en 3 jours il s'est familiarisé avec cet
endroit et du coup est moins sur ses gardes ??? (je pense que ça y joue car il
est super cool avec les mâles qui sont derrière leur portail et qu'il a
l'habitude d'aller saluer lorsque nous faisons nos promenades habituelles)
Est-ce que ça peut être passager et peut-il recommencer à tout moment ? Se
peut-il qu'il soit hyperactif et que le fait de ne pas avoir le droit de jouer
avec les autres chiens le frustre car il ne peut pas se défouler comme il le
voudrait ? parce-que un tel résultat sur 3 jours seulement, j'ai vraiment du
mal à y croire et j'ai presque envie de l'emmener chez le vétérinaire pour
vérifier qu'il n'est pas malade !!!!!! En tout cas, j'ai bien suivi vos
conseils "à la lettre" et je suis très satisfaite du résultat même si
je suis sceptique. Donc demain, je change le lieu de nos promenades, je pense
que ça répondra déjà à une de mes questions. Je vous tiendrai informé et vous
remercie de vos précieux conseils qui m'aident énormément quant au comportement
que je dois adopter dans ces circonstances : je reste stoique comme jamais je
ne l'ai été... Ni je lui ai dit "pas toucher" lorsque nous avons
croisé un autre chien, ni je l'ai félicité lorsqu'il n'a pas aboyé, ni je l'ai
grondé lorsqu'il s'est manifesté, ni j'ai cherché à attirer son attention (de
toutes façons ça ne marchait pas au club et c'était la grande désolation des
éducateurs car il ne réagissait à rien, sauf éventuellement au jeu et encore
vers la fin du cours) alors qu'en dehors de toute présence canine, il est
vraiment le "toutou à sa maman" qui ne discute jamais quand elle lui
ordonne quelque chose. Je vous remercie d'avoir compris que mon problème ne
réside pas dans mon manque d'autorité, mais est bel et bien lié à la rencontre
de congénères (entre autres... il m'en fait d'autres quelquefois mais bien
moins ingérables). Pour finir, je suis sûre qu'il est un mâle dominant pour
avoir assisté à des scéances de mâles qui ont essayé de le "monter"
et qui ont été remis à leur place vite fait bien fait (sans morsures, juste il
leur a grogné au bout d'un moment et un long moment même : à chaque fois que ça
c'est présenté, nous jouions et il n'a rien dit au début.. 1 fois, 2 fois, 3
fois... il s'est retourné mécontent mais sans plus les premières fois trop
concentré par nos jeux et au bout d'un moment, sans que personne comprenne, les
mâles concernés se sont retrouvés sur le dos (est-ce lui qui les a plaqués ou
eux qui se sont soumis ? je n'ai pas eu le temps de voir, mais il les a
chevauché de toute sa hauteur alors qu'ils étaient sur le dos et a émis des
grognements peu engageants mais ne les a pas attaqués ni mordus et j'ai quand
même été obligée de lui dire "Bandit ça suffit" pour qu'il daigne
bien vouloir arrêter sa scéance d'intimidation. Ca c'était au temps où je le promenais
encore sans laisse et où tout allait bien. Ce qui me laisse penser aussi que la
laisse a été le "facteur déclenchant". Ca fait beaucoup de
possibilités tout ça pour que je puisse réussir à faire la part des choses
surtout que c'est mon premier chien.

Margo

 

 

Comme suite à mon précédent message, nous avons changé d'endroit
et direction la mer. (je vous donne les détails maintenant tant que je les ai
encore en tête pour que vous puissiez analyser la chose le plus clairement
possible). Je suis partie avec des amis qui possèdent deux labradors qui ne
viennent pas souvent car mon chien traumatise un des leur qui dès qu'il voit le
mien se couche et ne veut plus avancer... (pour dire comment il martyrise son
monde quand il s'y met). Bon.. on arrive, il est excité comme d'habitude, aboie
et saute dans tous les sens, mais ignore presque les trois chiens (un petit
york aussi faisait partie de la sortie ainsi que ma petite femelle shar-pei)
mais a saisi une opportunité dès notre arrivée pour coincer le york entre ses
pattes (que voulait faire avec ??? je ne sais pas et n'ai pas attendu de le
savoir, j'ai agi selon ce que j'ai appris au club : je l'ai attrapé par la peau
du cou, l'ai plaqué au sol et lui ai dit "ça, c'est non !!!)). Dans la
première demi-heure comme d'habitude, il a aboyé sans arrêt (à qui ? à quoi ?
mystère... à tout, sauf aux chiens que l'on a rencontré en tous cas.. Nous nous
sommes même trouvés devant une situation rêvée : un chien avec ses maîtres
promenait devant nous à je dirais une centaine de mètres donc du coup, on est
resté un moment à proximité : il a aboyé lorsqu'ils ont changé de direction et
qu'il ne pouvait plus voir le chien... (premiers aboiements envers un
congénère). Ensuite, dans une crique, j'ai lâché mes chiens tout en gardant la
longe pour le monstre car il y avait les 3 autres chiens avec nous et bien...
il a couru tout ce qu'il savait, leur a passé à côté (je l'ai rappelé à ce
moment et est revenu immédiatement sans réfléchir, rappel impeccable ou presque
si on tient compte des divers stimulis) et il était tout content de pouvoir
courir, rien d'autre ne l'intéressait à ce moment-là mais il restait très
attentif à mes ordres malgré tout : il n'était pas du tout
"déconnecté". Il s'est remis à aboyer un peu plus tard pour rien sur
le chemin du retour... mais ça n'a pas duré. Et puis nous avons rencontré un
couple avec trois petits chiens dont au moins un chiot qui s'est dirigé vers
nous dès qu'il nous a vu. Le mien n'a pas trop réagit, mais était très
intéressé malgré tout : j'ai raccourci sa laisse pour l'empêcher d'approcher
car le chiot est venu très très près de nous, il est resté très contrôlable
mais a cherché le contact malgré tout. Le maître du chiot est alors arrivé pour
récupérer son chiot et le réprimander. Il l'a alors pris par la peau du cou et
l'a soulevé pour le prendre aux bras. C'est alors que le mien a réagi en
hérissant les poils et aboyant d'un air très mécontent en direction du chiot
qui se trouvait dans le vide, en hauteur tenu par la peau du cou par son maître
(vous saurez peut-être le pourquoi). Voilà... je suis très contente même si ça
reste encore laborieux car j'ai toujours la crainte qu'il "parte au quart
de tour", mais non encore aujourd'hui. Rien à voir avec il y a quelques
jours seulement. Je vous remercie encore, nous avons fait plus de progrès en
quelques jours qu'en  plusieurs mois et franchement je commence à ne plus
me trouver d'excuses pour aller promener avec mes toutous tellement ça devient
vivable. Il est a noter que j'ai retrouvé mon toutou tout fou, tout gentil et
obéissant lorsque je lui ai enlevé la laisse. Il existe d'après moi un problème
lié à la laisse car comme je vous l'avais expliqué, les problèmes ont commencé
au moment où j'ai commencé à le sortir dans des endroits fréquentés donc laisse
obligatoire.

Margo

 

 

Est-ce
que le fait de le "fatiguer" avant y est pour quelque chose ?
Si vous saviez le nombre de comportements indésirables (y compris
des sociopathies) nés du manque d’activités physiques et intellectuelles !
La distorsion entre ce pourquoi le chien est fait et ce qu’il lui est proposé
explique souvent tout ou partie des problèmes. Il n’y a guère que le bichon qui
soit construit génétiquement pour la compagnie. Les autres sont
« élaborés » pour chasser, garder, surveiller etc. Prenez le beauceron
par exemple. S’il est affecté à la surveillance de troupeaux, c’est environ 40
km/jour de mouvement. Un beauceron dans un jardinet taxé de destructeur par ses
maîtres aura toute ma sympathie.

Bref, n’achetez pas un troupeau de moutons, mais offrez à votre
chien maintes activités physiques et cérébrales.

Perrotdog

 

Vu que toutou se comporte de façon presque civilisée envers ses
congénères depuis que j'ai mis en pratique vos conseils, hier j'ai décidé de
l'emmener au club canin histoire de voir sa réaction au milieu de dizaines
d'autres chiens. L'éducateur qui fait le cours a été très étonné du changement.
Il a presque ignoré les autres chiens même ceux qui étaient à proximité et est
resté assez concentré ce qui fait que du coup il a pu obéir au cours. Il n'a
presque pas aboyé (sauf quand un autre chien le faisait et encore, il entendait
lorsque je lui parlais et je n'ai pas dû insister pour qu'il arrête). Il n'a eu
qu'une altercation avec un mâle rottweiller qui s'est approché de lui et lui a
montré les dents, mais je n'ai eu aucun mal à le calmer contrairement à
d'habitude. Merci encore de vos précieux conseils qui nous ont fait progresser
à la vitesse grand v en très peu de temps. J'attends toujours votre mp pour vos
conditions.

Margo

 

Puisque
désormais le bon pli semble pris, vous pouvez peut-être faire l’économie de mon
intervention. Témoignez auprès de votre club de l’opportunité de mes conseils,
et nous serons quittes !

Perrotdog


 

 

C'est sûr que je parlerai de vos conseils au club. J'ai quand même
pas mal de questions sans réponses et quelques petits comportements
indésirables à régler encore pour lesquels je ne sais pas comment m'y prendre
et vu la rapidité du résultat en ce qui concerne le gros problème que j'avais
avec mon chien, je me disais qu'il serait intéressant pour moi de bénéficier de
vos conseils pour trouver les réponses à mes questions. De plus, je pense que
si vous le rencontrez vous pourrez vous faire une idée plus précise de son
tempérament et cerner la source des problèmes (je pense que j'ai ma part de
responsabilité ne sachant pas comment réagir qulequefois, forcément ça ne
risque pas de s'améliorer). J'aimerais en arriver à pouvoir le prendre avec moi
plus souvent, chose que je ne fais plus depuis qu'il a commencé à faire ses
scandales chaque fois qu'il voyait un congénère et depuis qu'il a "ses
têtes" (je le prenais avec moi le matin au travail lorsqu'il n'y a pas
encore de clients pour ne pas qu'il reste seul à la maison mais il a décidé
qu'il n'aimait pas 2 ou 3 personnes alors il essaie de les intimider et du coup
je ne le prend plus parce-qu'il est têtu et s'acharne sur ces personnes (il se
met devant elles, aboie, dresse les poils et n'arrête pas tant qu'elles ne sont
pas parties et toujours aux mêmes personnes pourtant il en voit des dizaines et
ne dit rien). Du coup, il sort moins souvent ce qui ne me semble pas la
solution idéale. J'aimerais qu'on me dise une bonne fois pour toutes
"voilà : il fait ceci parce-que..., il fait ça parce-que..., là il faut
faire ça etc... etc..." sans non plus me donner un mode d'emploi mais au
moins que je comprenne je gagnerai du temps car en plus il ne réagit pas comme
ils voudraient qu'il le fasse au club (il se fiche des saucisses, du fromage
etc.. etc... du coup ça marche moins bien avec lui qu'avec les autres donc on
n'avance pas non plus parce-que c'est au bon vouloir de monsieur s'il a envie
il fait, s'il n'a pas envie, il faut insister il fait quand même au bout d'un
moment et il montre bien que ça le gonfle, chose qu'il ne fait absolument pas
ailleurs qu'au club). Donc je suis partante pour rencontrer un
comportementaliste et tant qu'à faire, vu que vos conseils ont été bénéfiques
autant que ce soit vous.

Margo

 

 

Je reviens au sujet de mon berger allemand âgé maintenant de 22
mois pour un problème (qui n'en est pas véritablement un en soit mais qui
m'embête un peu). Il ne veut plus du tout sortir sans moi. Il est toujours
derrière moi, me suit de partout et reste toujours à côté de moi quoi que je
fasse. Je suis obligée de me mettre en colère ou de le mettre dehors sans lui
laisser le choix, mais là encore, il reste assis des heures et des heures
devant la porte à attendre que je le fasse entrer. Lorsque je m'en vais, il
reste calme et n'essaie pas de me suivre : pour ça, il sait qu'il n'a pas le
choix et ne fait plus de bêtises en mon absence depuis longtemps (sauf si j'ai
laissé une poubelle en vue... ou autre du style). La question est : est-t'il
normal qu'il refuse de courir, jouer, promener etc.... si je ne suis pas avec
lui ??? Même lorsqu'il voit quelque chose qui l'intéresse dehors (un chat par
exemple) il reste couché à l'observer tout excité, mais il ne bouge pas si je
ne sors pas avec lui. A l'extérieur, c'est différent évidemment et au contraire
là, beaucoup de choses l'intéressent un peu trop même, mais là, grâce à vos
conseils, je commence à bien gérer.

Margo

 

Vous vivez seule avec votre chien ?

Perrotdog

 

Non. Je vis avec mes deux enfants et j'ai aussi une femelle
shar-pei du même âge que mon berger. Mon conjoint est absent depuis plusieurs
mois car il est hospitalisé. Mais c'est moi qui m'occupe des chiens (soins,
éducation, sorties, visites vétérinaire, jeux, câlins etc...).

Margo

 

L’attachement,
ou plutôt la dépendance, revêt bien
des visages. Yourcenar à propos du 
cheval d’hadrien disait qu’il lui obéissait comme à son cerveau… J’ai
repris un jour cette formule à propos de ma chienne, y voyant un summum
d’obéissante osmose. Aujourd’hui, je me demande s’il ne faudrait pas substituer
à « obéissante osmose », 
dépendance exagérée. C’est moins flatteur, mais probablement plus exact.
Mais comment faire, sauf à laisser aller nos chiens où bon leur semble,
c'est-à-dire de partout sauf là où nous voudrions qu’ils aillent…

Perrotdog

 

bonjour je m apelle delphine j'ai une chienne cane corso de 9 mois
qui est adorable mais toujour en manque de calins besoin qu on la voit qu on s
occupe d elle ; elle gemit souvent pour pas grand chose elle est pas mal sujet
au otites que je soigne bien sur et a le tic de son manger sa queue a sang;
elle ecoute assez bien sauf des qu elle voit du monde elle s excite veu le
contact veu jouer et la elle m ecoute plus ce ki commence a etre dur pour moi
car elle fait plus de 40 kilos ; voila ma kestion j ai fai pas mal de
depression et suis une personne tres sensible et stessée j ai aussi pas mal
besoin d amour et suis nerveuse mais interieurement alors pensez vous ke tous
cela est de ma faute et ke puis je faire pour la rendre heureuse et bien dans
sa peau ? merci beaucoup d avance

Calice

 

bonjour je m apelle delphine j ai une chienne cane corso de 9 mois
et j ai assez peur ke kelke chose lui arrive comme j ai peur kan je la promene
de rencontere un autre chien ki voudrai l attaquer ou j aime pas kan kelkun
joue avec elle un peu violement ke cela fasse k elle devienne mechante ; je
sais c stupide mais ke dois je faire pour surmonter cela ? pour lui faire
confiance la laisser faire assumer et si elle se fai remettre en place par un
autre chien laisser faire la hierarchie intervenir . le probleme je pense est
ke avant elle j avais sa mere comme chienne dont j ai du me separer a cause de
problemes familiaux et je me suis vraiment rendu triste et me suis pas pardonné
beaucoup, c le veterinaire des personne tres bien ki l ont adoptée et elle est
heureuse comme tout, moi de mon coté pendant plus d un an je me suis interdit d
aller la voir je m en voulais trop de l avoir laisser et kan enfin apres des
sollicitation j y suis allé ca c bien passé mais kelke mois apres elle a eu des
chiot et le veto m en a proposer un au debut je voulais pas et apres j ai craké
, mais aujourd hui je suis dans un truc ke je me di t avais pas le droit de
prendre un autre chien alors ke j ai pas su m occuper bien de la premiere et en
meme temp je me di ke la chienne actuelle faudra me passer sur le corp pour ke
je m en separe un jour car c hors de kestion , voila vous connaissez a peu pres
notre histoire pouvez vous nous aider enfin du moins moi ki suis la cause de
probleme a venir pour ma chienne merci beaucoup

Calice

 

Bonjour,

Je ne sais pas par où commencer...

pour donner le plus d'indications possibles, je vais essayer de faire un
"bref" historique.

Nous avons acheté ce chien alors qu'il avait 4 mois et demi, à un éleveur.

Très vite, nous nous sommes aperçus qu'il avait une peur incontrolable de mon
mari (se faisait dessus dés qu'il s'approchait de lui). Petit à petit, nous
avons évolué positivement, même si ce n'est pas encore ça...Il se laisse
caresser, mais n'est pas totalement à l'aise (sauf quand je suis tout à côté).
Il lui obéit.

Dans le même temps, tous les amis hommes qui venaient à la maison provoquaient
la même panique. De ce côté là, même s'il reste très méfiant et ne se laisse
pas caresser, ou très peu, cela s'arrange. Par contre, avec les amies femmes,
il a toujours été très à l'aise, dés le départ.

Mais tous les bruits lui faisaient peur! Un appel téléphonique avec un
comportementaliste nous a un peu guidé vers les stimulations à lui donner (il
en avait apparemment manqué auparavant...). Je l'ai donc amené tous les jours à
l'école; nous avons multiplié les promenades dans des lieux divers, etc...

Il a aujourd'hui 4 ans.



Nous avons eu divers autres soucis, comme par exemple :

- courrait derrière les voitures--> nous avons fait une petite cloture, qui
a suffi le temps qu'il se calme. Maintenant il la saute chaque matin pour se
promener et faire ses besoins (nous sommes à la campagne). Mais laisse les
voitures tranquilles

- Se battait avec le chien de nouveaux voisins --> ceci est maintenant
presque résolu. Il va l'embéter de temps en temps à travers le grillage, mais
revient dés que je l'appelle.

- s'est mis à sauter sur les mamans au moment ou le car scolaire arrivait,
alors que 2 minutes avant il leur faisait la fête.



J'ai mis beaucoup de temps à résoudre ce type de problèmes, par ma faute
assurément, tatonnant avant de trouver une réponse adaptée... crier face à un
comportement dangereux n'était vraiment pas une bonne solution. Bien doser les
réprimandes et les récompenses n'est pas chose évidente...



depuis un an maintenant, j'ai un autre souci!

Aucun enfant ne peut entrer dans la maison (ou dans le jardin) sans qu'il
 montre de l'agressivité. Il saute et pince si je le laisse faire!

Quand des adultes viennent, il est très bon gardien (aboie jusqu'à ce que je
lui dise "Filou, ici", mais ne saute pas dessus.

Les enfants, si! Et même s'ils ne sont pas encore entrés, il saute sur le
portillon! (ma maison n'est pas réellement cloturée. Je sus locataire. J'ai
fabriqué une petite cloture et des entrées, mais ce n'est pas du super
solide... et ça saute haut, un berger!)

Pour le moment, j'ai trouvé cette solution : quand nous invitons les copines de
ma fille, je tiens le chien par le collier, position assise. Les enfants
viennent un par un lui dire bonjour, et ensuite je peux le lacher. Il les
renifle et puis s'en va. Mais je ne le sens pas très à l'aise, les observant du
coin de l'oeil.

Aussi, j'ai peur d'une mauvaise interprétation de sa part des chahuts ou des
cris, et je n'ose pas le laisser dans le jardin avec les enfants sans être à
proximité, avec toujours un oeil sur lui.

Suis-je sur la bonne voie? Est-ce la solution?

La solution la plus simple pour moi serait de l'enfermer dans la maison quand
les enfants sont dehors, pour ne pas avoir à surveiller sans cesse, mais je me
dis que nous ne résoudrons jamais ce problème s'il n'est pas au contact des
enfants, justement...

Et comment, quand il saute et pince, ne pas crier? comment le réprimander
comme il faut ?? J'ai vraiment un problème de compréhension de ce qu'il faut
faire à ce niveau là... J'anticipe le plus souvent, mais quel comportement
adopter au moment de la faute? L

PS : du point de vue hiérarchie au sein de la famille, je pense que tout va
bien (mais je peux me tromper...). Il obéit à mon mari, à moi, à ma fille de 10
ans; et mon petit de 18 mois peut par exemple lui prendre sa gamelle tandis
qu'il mange, le pousser de la main pour passer, ...

le chien ne dort pas avec nous (il est dans la véranda), n'est pas présent aux
repas. En promenade (sans laisse), aucun problème.

Merci d'avance, et de lire mon roman, et de prendre un temps précieux pour
m'éclairer!

Mimosa

 

Berger des pyrénées, syndrome de privation, évènement
traumatique/homme, ... quel challenge!

Bravo pour vos résultats.

"La solution la plus simple pour moi serait de l'enfermer dans la
maison quand les enfants sont dehors, pour ne pas avoir à surveiller sans
cesse, mais je me dis que nous ne résoudrons jamais ce problème s'il n'est
pas au contact des enfants, justement..."

Décidemment vous tapez dans le mille et le travail en situation, dans ce cas,
est effectivement plus qu'indiqué.

"mais quel comportement adopter au moment de la faute?"

Permettre l'amorce du déclenchement du comportement "dérangeant" pour
le "travailler" compréhensiblement. Autrement dit, surtout pas le
tenir au collier, mais en laisse détendue avec collier coulissant, pour envoyer
énergiquement la bonne information au bon moment (le moment où l'intention s'amorce).

"mon petit de 18 mois peut par exemple lui prendre sa gamelle tandis
qu'il mange, le pousser de la main pour passer, ..."

Ne jouez pas avec le feu, laissez le bouffer tranquillement, c'est un
minimum...

Bonne continuation.

Perrotdog

 

 

Vous écrivez que c’est un chien hurleur. Il est effectivement
surnommé « le hurleur » et vous savez que c’est une qualité que la
sélection cherche à fixer, action de chasse oblige.

Autrement dit, on ne peut pas lui reprocher ce qu’on lui demande.
Ne voyez pas dans cette remarque une leçon de morale, juste un antagonisme
beaucoup plus fréquent qu’il n’y parait et qui nourrit les désillusions.

Des psychotropes dés 4 mois ! J’espère que votre vétérinaire
vous a averti que leurs effets cesseront quand cesseront leurs prises, mais
surtout qu’il vous a expliqué les thérapies comportementales indiquées pour les
HS/HA.

Sa démonstration d’installation de dominance par prise spéciale me
laisse pantois. C’est le produit de l’organisation de votre système avec votre
rapport à Diba qui conduira cette dernière à vous « gérer » ou pas.

Quant à savoir si elle est heureuse ou non, posez-vous la question
de la satisfaction ou non de ses besoins biologiques et surtout éthologiques.

 

Votre complément d’infos est d’une toute autre couleur que votre
post principal, et se termine par « c’est
agréable »…

Enfin, n’oubliez pas qu’un chiot (elle n’a que 4 mois ) sage est
bien souvent un chiot dépressif.

Perrotdog  

 

 

 

 

Rebonjour,





Merci pour votre réponse.

Il me faut peut-être repréciser les choses exprimées de manière un peu abrupte.

Le vétérinaire comportementaliste par la "prise" a simplement voulu
me montrer que le chien peut. Il m'a en effet aussi donné des conseils,
notamment de progresser par petites étapes dans l'éducation, d'essayer aussi le
"donnant-donnant".

Diba supporte maintenant de dormir sans trop de problèmes au rez-de-chaussée et
ne revient dans le lit que juste pour dire bonjour le matin.

Elle supporte par la même occasion les séparations durant la journée.

Aujourd'hui, subsiste quand même quelques soucis.

Peut-être faut-il préciser qu'entre le moment où j'ai réservé Diba chez
l'éleveur et son arrivée, ma santé s'est un peu dégradée, ce qui me rend sans
doute moins patient.

Diba est issue d'une portée importante, 9 chiots, avec une maman ne disposant
que de 7 mamelles.Je suis de plus persuadé qu'elle a eu très tôt des contacts
nombreux avec, et seulement avec, les petits enfants de l'éleveur.Mon petit
fils est venu à la maison. Auparavant il était en vacances chez son papa, et n'avait
plus vu Diba depuis longtemps.Les jeux ot vraiment étaient formidables entre
eux deux, vifs mais avec le chien qui contient manifestement sa force.Je sais
que cela peut paraître invraisemblable, mais je trouve que la chienne est plus
sensible à ses ordres qu'à ceux de mon épouse et de moi-même.

J'ai lu pas mal d'ouvrages sue l'éducation canine ce qui n'a eu comme
conséquence que d'augmenter mes inquiétudes sur le comportement du chien.

Aujourd'hui ce qui me laisse perplexe, ce sont des morsures lorque l'on
travaille avec elle au club d'éducation et bien entendu un refus des exercices,
que ce soit avec mon épouse qui a essayé ou moi.Les morsures, répétées et
permanentes, sont suffisamment puissantes pour provoquer des bleus.

Curieusement, je n'ai pas de problème aussi important lorsque je pratique les
exercices au cours de nos promenade. Il n'y a pas de problème non plus avec la
monitrice du club.

Pour le reste, elle continue a s'interposer dans les pieds et à les mordiller
par exemple, lorsque l'on descend au jardin, a "hurler" lorsque l'on
interrompt une promenade dans un lieu public  ou non. Je ne trouve pas
d'explications claires sur l'origine de ces comportements, les uns trouvant que
je ne suis pas assez autoritaire (je ne vois pas ce que je peux faire de
plus)les autres disant que cela passera avec l'âge. Mon inquiétude est que ces
manifestations se fixent et s'accentuent nous privant ainsi d'intégrer le chien
dans nos activités de loisirs par exemple. L'ambiance générale est quand même,
malgré des progrès certains,que Diba ne nous obéit pas. Elle est née le 03/04
de cette année.Elle devient bien entendu, de plus en plus attachante, les fêtes
d'accueil, même différées( autant que possible) quand nous rentrons
spectaculaires et tendres, le couple Arnaud(petit-fils) Diba touchant dans
leurs jeux;

Je demeure toutefois inquiet, et je m'interroge effectivement sur la
faisabilité d'une intégration d'un chien de cette race dans un style de vie de
chien de compagnie, pour le respect de ses besoins effectivement.. J'avais
pourtant eu mes assurances avant l'achat.Avec mes remerciements.

Jdm2

 

Que
n’arrêtez-vous pas les exercices en club ? Les apprentissages acquis ne
devraient s’utiliser que dans la vraie vie. Ils auraient un sens pratique,
« compréhensible » pour Diba. D’ailleurs, avec vos mots, vous faites
ce même constat nullement étonnant.

Les
comportements dérangeants que vous semblez vainement traiter par la fermeté,
sont souvent contrés par la calme indifférence. C’est une piste, explorez-la.

Perrotdog

 

 

Bonjour,

je n'ai pas de problèmes réels avec ma golden de 2ans et demi, après en avoir
eu lorsqu'elle était plus jeune, mais au fil des posts lus notamment sur votre
site, je pense qu'ils sont résolus: elle est obéissante,apprend facilement (ça
marche surtout si une récompense suit le bon comportement), ne détériore plus ,
ne saute plus.Vivant seule avec nous elle est ravie de voir arriver "les 6
petits enfants" et reste prostrée lorsqu'ils sont partis

Alors, pourquoi ce message: parce que j'aimerais  mieux comprendre
certains de ces comportements:

-elle grogne lorsque je la caresse si elle est allongée sur son
tapis: c'est un grognement de fond de gorge, sans montrer les dents et si je
m'arrête alors en lui disant un "Aïka, NON!"sévère, elle s'arrête et
remue la queue.Mon mari prétend qu'elle grogne de plaisir?Ce n'est pas mon avis
car dans d'autres circonstances de caresses, elle ne le fait pas.J'ai tendance
à interpréter cela comme un "fiche moi la paix!"

Si c'est le cas, dois-je , l'accepter? que dois je faire?(je
précise qu'elle grogne aussi si j'essaie de la caliner en mettant ma tête sur
elle, mais bon , c'est un chien, pas un nounours, et qu'elle a ce comportement
avec tout le monde.....il a fallu éduquer les petits enfants.....)

-Lorsque je la caresse, elle ne me regarde jamais dans les yeux:
elle tourne la tête( tout en réclamant la caresse si je m'arrête).Ce n'est rien
mais j'aimerais comprendre

merci pour votre site et pour votre réponse.

nane.

 

L’impression première que m’inspirent vos questionnements attrait
à l’ambiguïté hiérarchique. Souvent, pour ne pas dire presque toujours, à
l’intérieur d’un même système, le chien se voit attribuer certaines
prérogatives sociales relatives notamment à l’occupation de l’espace, et,
parallèlement, certaines interdictions sociales. Cette contradiction, cumulée à
nos inévitables autres incohérences floute sa perception de son rang social. Les
renseignements que lui fournissent son système et ceux qui le composent se
contrarient. Il est alors entre deux eaux et ses réponses comportementales
aussi, qui s’opposent. Le voir émettre des signaux de soumissions accompagnés
d’attitudes dominantes, c'est-à-dire observer une anomalie éthologique, signe
cette ambivalence.

Cette impression vous parle t-elle ?

Perrotdog

 

 

 

Merci de votre réponse qui effectivement"me parle"

Aïka était peureuse, anxieuse, pas du tout sociabilisée, totalement
inobéissante lorsque nous l'avons prise(2 mois et demi)  mais elle a
tellement fait de progrès ,et j'ai tellement donné de mon temps pour l'éduquer,au
quotidien, sans vouloir faire appel à un "éducateur",que,
maintenant"j'ai un peu laché la bride" sur certains points:
elle mange une heure avant nous, elle a droit à un vieux canapé(pas celui du
salon).

Je dis"je"mais c'est "nous"et mon mari plus
que moi: des 2 c'est moi qui éduque et exige le plus mais j'ai l'impression que
"le chef de meute" pour elle, c'est lui!

Puisque vous parlez "de rang social" un incident me revient en
mémoire: un soir où il rentrait , lorsqu'il s'est approché de moi, elle s'est
mise entre nous, a grogné et aboyé jusqu'à ce qu'il s'occupe d'elle: style
"occupe toi d'abord de moi".Je l'ai renvoyée sur son tapis et me suis
un peu fachée car mon mari riait( depuis si cela se reproduit,rarement,
 nous la grondons ensemble)

J'ai eu ce jour là l'impression qu'elle "prenait sa place "dans la
meute, avant moi!Ai-je mal compris?

Autre "anecdote": si je dois m'absenter une nuit, elle essaie
systématiquement de rentrer dans la chambre, ce qu'elle ne fait jamais lorsque
je suis là!

Tout cela montre-t-il aussi  cette ambivalence?

Cela dit, le fait de ne pas me regarder dans les yeux, est-ce un signe de
soumission?ou le contraire?

Je m'excuse de toutes ces questions mais j'aimerais tellement bien comprendre
et je n'y connais rien en "psychologie canine"!!!

(et n'hésitez pas à me dire que je n'ai rien compris si c'est le cas).Merci!

nane

 

« Je
me suis fâchée et l’ai envoyée sur son tapis… », me
rappelle une remarquable ambivalence. Dans le cas qui me revient à l’esprit le
tapis en question occupait un emplacement des plus stratégiques. Pour
schématiser, la maîtresse ordonnait un comportement dominant.

Pour en revenir à vous, manger 1 heure avant et se voir attribuer
un vieux canapé n’est pas significatif, sauf si le canapé en question permet
une surveillance globale. A propos de canapé, qu’il soit vieux ou neuf ne
change rien à l’affaire…

Aïka est une femelle, comme vous. Elle le sait, comme elle sait
que votre mari est un mâle. Vos phéromones lui permettent cette distinction qui
influe sur ses comportements sociaux à l’intérieur de votre système.

Dans certains contextes, détourner le regard signifie
effectivement la soumission.

Perrotdog

 

 

bjr j aimerait que l on m aide a rectifier mon erreur, quand les
etrangers viennent chez moi baxter grogne et a les poils herissées selon qui c
generalement c envers les hommes, etant assistante maternelle baxter est dans
la cuisine la journée , la porte n est pas fermee j ai mit une barriere de
securite , donc des qu un inconnu vient il garde, mais j aimerait savoir que
doit rectifier dans mon comportement pour kil arrete de grogner quand j aiune
visite, autrement ils est super calin avec tous les enfants, les gens qu ils
connait ils les accueillent avecune joie immenses en faisant pipi meme voila si
on pouvait m aiguiller merci par avance de votre aide

cathy972

 

La barrière de sécurité sécurise tout, sauf Baxter, coincé qu'il est dans votre
cuisine. Sans échappatoire possible, la menace est sa seule stratégie.

Vous devriez le laisser identifier le nouvel arrivant en autorisant le contact,
notamment olfactif.

Perrotdog


 

mci pour votre conseil que j ai deja essaye mais il part les poils
herisses sauf quand c une dame il lui fait la fete je ne peut me permettre qu
il morde quelqu un est ce moi par ma peur ki le fait reagir comme cela

cathy972

 

Aujourd’hui,
selon que c’est un homme ou une femme qui arrive, votre attitude
varie-t-elle ? Certainement.

Partez,
allez prendre l’air lorsqu’une visite s’annonce et chargez quelqu’un d’autre
d’accueillir le visiteur. Ainsi vous saurez l’exact impact de votre état
émotionnel sur le comportement de Baxter. Nul doute qu’il l’influe, mais il
influe sur un comportement qui a pu prendre racine indépendamment de vous, vous
l’amplifiez seulement.

Perrotdog




 










Petite histoire canine récurrente : Le cas du chien dénommé Patou…

Appel téléphonique d’une dame âgée en détresse, suite à une attaque cérébrale de son mari qui randonnait beaucoup avec son Labris de 3 ans. Elle réalise qu’elle ne peut se substituer à son mari pour les activités et sorties diverses avec son chien car il ne lui obéit pas du tout. Elle se désole de voir son « petit chéri » condamné au jardin en lieu et place de promenades en campagne.
- Comprenez bien ma situation et dites moi si vous pouvez m’aider, peu importe le coût, mais assurez moi d’un diagnostic honnête et sincère !
Je la rassure quant à mon sérieux et mon honnêteté et convenons d’un rendez-vous, chez elle bien sûr.

Accueil.
De loin, chien repéré et premières indications (attaché et très excité à la vue de ma voiture pourtant à plus de 100 mètres). Aboiements et sauts, un labris tout craché! Effectivement la dame est âgée mais parait assez alerte. Son mari se déplace bien difficilement à l’aide de cannes anglaises.
Le chien est attaché car l’infirmière doit arriver…
Contact chien : sauts et mordillements, pincements et déchirure de ma veste.
-Il est gentil, pas méchant, foufou ! Me dit-elle.
Je demande la libération du chien qui saute alors autour de moi en jappant, très forte agitation.

Entrée dans la maison.
Elle m’invite à m’installer dans la petite cuisine (le salon est réquisitionné pour les soins de son mari).
A droite en entrant, divers colliers et laisses accrochés tout le long du mur, qu’il faut éviter d’heurter sous peine d’exciter encore plus le chien. Un martinet aussi, à l’aspect neuf.
Nous parlons fort pour nous entendre (aboiements incessants du chien nommé Patou). Petit panier avec coussin à côté du radiateur de la cuisine.Très vite il apparaît que Patou est l’enfant de la maison (elle l’avoue spontanément).
« Il est tellement gentil. », revient comme un leitmotiv. Elle le défend comme un avocat défendrait son client devant le juge.
Son mari a été hospitalisé deux mois, ce qui a encore renforcé ses liens avec Patou qui dort bien sûr dans la chambre (panier).
Je suis assis et en difficulté (Patou me harcèle vocalement et physiquement par ses sauts). Il s’interrompt un instant pour aller gratter la porte du buffet. Aussitôt sa maîtresse se lève pour chercher une boîte de biscuits.
-Quand il gratte le buffet c’est qu’il veut un biscuit ! S’excuse t-elle.
Lorsqu’elle a exécuté l’ordre de Patou, l’infirmière arrive. Heureusement la maîtresse a tout prévu et Patou ne pouvant sortir de la cuisine, ni nous d’ailleurs, se contente d’aboyer furieusement en labourant la pauvre porte. On ne s’entend plus. Les « tais toi Patou », renforcent sa fureur. Enfin, l’infirmière et le malade se sont eux aussi enfermés dans une pièce, et un relatif calme s’installe…pas longtemps, Patou essaie maintenant de dominer l’intrus que je suis en mimant sur moi la copulation. J’explique la signification de ce comportement indésirable à sa maîtresse qui pensait qu’il s’agissait d’un jeu. Je l’informe que la situation est bien dégradée et qu’il y a à l’évidence un problème hiérarchique.
-Vous habitez chez votre chien.
Sachant qu’il n’est pas possible de changer radicalement le comportement des maîtres, je propose de procéder par petites touches. J’invite la maîtresse à désormais anticiper les demandes de Patou de manière à ce qu’il n’ait plus les initiatives (prérogatives des dominants). Cela aura le mérite de modifier la perception de son positionnement hiérarchique, sans trop affecter les sentiments anthropo-morphiques de sa maîtresse. Ce changement fondamental dans leur relation, associé à une éducation à l’obéissance, me semble la thérapie indiquée.
Nous convenons d’une série de cinq leçons à raison d’une par semaine, et fixons la date de la première. Je la laisse pleine d’espérances et de craintes. Je regagne tant bien que mal la sortie, et à peine le portail s’est il refermé que Patou entreprend une spectaculaire stéréotypie qui consiste à tourner sur lui-même à très grande vitesse.

Première leçon. 
 

Accueil similaire au premier RDV.

Matériel : collier
métallique coulissant, éducatif et non coercitif, contrairement aux torcatus à
griffes, malheureusement vendus en grandes surfaces. Longue laisse (2m) en cuir
ou tissus, avantages : légèreté donc sensation d’attachement
réduite ; la longueur va en phase de promenade, accorder au chien un
périmètre d’exploration relativement important ; elle va limiter les
tensions qui déclenchent les tractions (phénomènes des chiens de
traîneaux) ; enfin, et en cas de situation phobogène, elle permet au chien
l’évitement indispensable pour qu’une peur donnée ne se fixe pas. Bien sûr ces
remarques concernent les chiens non obéissants et non instruits, les autres
n’ayant pas ou peu recours à la laisse.

Patou en laisse, nous sortons
du jardin et nous dirigeons sur le chemin en terre qui dessert une dizaine de
maisons. Je demande à la maîtresse de promener Patou sans s’occuper de moi. Il
la traîne vivement d’une odeur à l’autre, laisse ses messages un peu partout et
aboie furieusement à un congénère lui-même furieux de voir Patou si proche de
son territoire et l’arrosant qui plus est.

Je prends la laisse et
commence à lui inculquer les rudiments de la marche au pied. Patou est moins
fier et baille beaucoup, signe d’une fragilité émotionnelle évidente (en
baillant, il libère dans son cerveau des substances apaisantes). J’explique à
sa maîtresse qu’il n’a pas envie de dormir… mais que ma présence et les
contraintes que je lui impose éprouvent son système nerveux. J’ai eu des cas où
chaque ordre était suivi d’un bâillement.

Pour la énième fois
j’entends :  « il va devenir votre copain ».

Rassurée quant aux méthodes,
elle s’étonne de voir Patou aussi attentif et timide quoique têtu. En 30
mn, Patou semble avoir compris ce que j’attends de lui (marcher à mes côtés
sans me dépasser et sans que la laisse ne se tende). Je tempère les remarques
euphoriques de sa maîtresse en lui signalant qu’il n’est pas d’un grand intérêt
que Patou m’obéisse. Cela démontre uniquement que Patou « peut ».

 -Maintenant, c’est à vous Madame !

Et là évidemment c’est une
autre histoire. Patou n’est plus attentif, la maîtresse s’embrouille, mon
travail qui est d’apprendre à apprendre, commence.

 -Mr Perrot, quel est le bon mot ?
M’appelle t-elle au secours.

 -Il n’existe pas de mots magiques. S’y
rapprochent ceux qui sont parfaitement symétriques au ton, lui-même symétrique
à la gestuelle, le tout à l’instant opportun. Parlez lui comme à quelqu’un,
toujours. Vous n’en serez que plus naturelle et cohérente. Ne soyez pas rigide,
ne vous demandez pas : comment dois-je me comporter là ? Quand vous
aurez la bonne réponse, le temps écoulé exigera une autre attitude. Soyez
instinctive, ne réfléchissez pas, ou alors comme un animal, logiquement et
spontanément !

 

Inévitablement, dans la
première phase de l’éducation, la phase où les maîtres apprennent à apprendre,
on risque d’obtenir le contraire du but poursuivi. Les incohérences,
hésitations et autres maladresses ne vont pas contribuer à modifier
positivement la position hiérarchique des maîtres, ce qui est pourtant
l’objectif à atteindre. Si on considère que du point de vue du chien, le chef
de meute est directif et sûr de lui, l’image de son maître à l’occasion de ses
balbutiements en est assez éloignée.J’observe par conséquent des cas de
régressions dans les premiers temps d’une éducation, heureusement ponctuelles
et limitées. Dans l’absolu, il serait idéal d’entraîner les maîtres avec de
faux chiens dont on commanderait mécaniquement les comportements…

Avant de laisser Patou et sa
maîtresse se reposer, j’insiste sur un aspect trop négligé et pourtant
essentiel à mes yeux : la laisse et le collier ne doivent pas être
synonymes de travail. Je rencontre trop souvent des chiens qui ont été ainsi
conditionnés. Résultat : laisse /collier = obéissance, absence = non
obéissance. Pour éviter ce phénomène, j’alterne promenades en laisse et
instants de travail. L’important étant de montrer clairement au chien dans
quelle phase (promenade ou marche au pied) il se trouve. Souvent les demandes
sont floues et ambiguës et l’on voit des chiens hésiter et opter pour des
phases intermédiaires.

Je reviendrai sur cette
notion de non conditionnement car elle est la finalité même de l’éducation
d’obéissance utilitaire. Il m’arrive même d’essayer le conditionnement inverse
(avec des chiens dont l’éducation est avancée) : travail sans laisse
entrecoupé d’instants de détente en laisse.

  - Mr Perrot, suivant vos conseils je n’ouvre
plus la porte à Patou lorsqu’il la gratte, maintenant il l’ouvre
lui-même !

Etc…

 

 


 
A Nova...
Vign_nova_st_paul_011
 
Vign_nova_2
« Je veux qu’il revienne quand je l’appelle ! » Réflexions à propos du rappel, etc.

(Je n’ai pas la prétention ou la naïveté de voir dans ces réflexions sur le rappel la résolution de ce dernier (la complexité de ce sujet fait chimère cette ambition), mais juste un éclairage pour aider à épurer ce qui peut le polluer, ce qui de mon point de vue, peut être utile).



Considérations générales.

Se poser la question du rappel amène à se poser la question : « Comment pense le chien ? ».

Il mémorise des situations et des comportements induisant des sensations, positives ou négatives.
Les comportements qui produisent des satisfactions auront tendance à se reproduire et les situations associées à des satisfactions auront tendance à être recherchées. Inversement les comportements producteurs de désagréments auront tendance à disparaître tout comme les situations désagréables, à être fuies. Enfin, les comportements générateurs d’aucune sensation se produiront fortuitement et les situations « neutres » ne feront l’objet ni de recherches, ni de fuites.
Ces principes conditionnent grandement l’obtention du rappel.

Pour autant, je considère que le rappel s’obtient naturellement, et qu’il ne devrait pas faire l’objet d’un travail particulier. Si c’est le cas, des erreurs ont été faites (j’y reviendrai).

Les interactions de chiens d’une même meute, sont à peu près exemptes de rappels, à l’exception des hurlements rassembleurs et des postures d’invitations au jeu éventuellement. Par conséquent, s’en inspirer pour l’obtenir n’est guère possible.
Il semble que sa fonction n’est pas où très peu, vitale pour la cohésion du groupe et sa survie, l’attraction sociale suffit.
C’est donc la domestication et l’utilisation du chien qui ont créé cette nécessité.

Conditions préalables au rappel :

Idéalement et dans l’optique d’un bon rappel, il convient de créer sitôt l’acquisition (8 semaines), l’attachement (au sens affectif, pas …à une chaîne). Ça consiste à se substituer à sa mère et concrètement, à être le seul membre de la famille à interagir avec le chiot (soins, repas, caresses, pré éducation, etc.), qui s’endormira imprégné de l’odeur de l’être d’attachement (vêtement). Cet attachement exclusif est nécessaire à son développement cérébral et n’est possible qu’avec un chiot de moins de 3 mois. Pendant cette période, et pour en revenir au rappel, à l’occasion de promenades en liberté dans des lieux inconnus, profiter d’une distraction du chiot et se cacher doit le conduire à paniquer… laissez-le paniquer un bon moment, puis réapparaissez et fêtez ça. Cette panique naturelle va renforcer le lien et favoriser les rappels futurs. A ce propos, lorsque vous promenez votre chien et qu’il s’éloigne, lui tourner le dos (de face, même immobile, le chien « croit » que vous allez à lui, sa perception visuelle très bonne latéralement, est passable en profondeur), changer brutalement de direction etc. vont l’obliger à plus d’attention. Dans le même soucis ( le rendre attentif), soyez muet, votre voix le rassure quant à votre proximité… et ne renforce donc pas sa vigilance.
Bref, l’attachement est une des conditions essentielle au rappel.
Bien sûr, il doit être suivi du détachement (vers l’âge de 4 mois) pour qu’il ne développe pas des névroses du type anxiété de séparation plus tard. Le détachement, en deux mots, consiste à partager les interactions avec le chiot, entre tous les membres de la famille et de mettre fin à l’exclusivité. Je sais, c’est dur… mais c’est pour son bien.


En amont de cette période d’acquisition (8 semaines), c'est-à-dire chez l’éleveur, le contexte d’élevage dans lequel le chiot va se développer, vont avoir des conséquences sur la qualité des futurs rappels.
Une mère peu maternelle ou écartée de ses chiots en dehors des repas, induira des autocontrôles non acquis et un développement de l’homéostasie sensorielle non réalisé (c'est-à-dire que ses capacités futures à adapter ses comportements en fonction des variations de l’environnement et à avoir des réponses appropriées seront absentes et remplacées par des réponses stéréotypées, inopérantes, ou bien encore sera à l’origine d’hyperactivité et d’hypersensibilité qui se définissent par une absence de séquence d’arrêt, donc pas d’instants de disponibilité (voir plus loin). Les conséquences sur le rappel de ces névroses sont assez évidentes pour n’être pas plus détaillées.).
Un milieu d’élevage pas ou peu enrichi favorisera des névroses de type syndrome de privation (peurs incontrôlables), car ne permettant pas un correct enrichissement précoce, les chiots qui en seront issus développeront des peurs rendant les rappels inopérants dans des contextes phobogènes.. Une faible imprégnation, ou pas assez étendue, induira dans certaines situations des réflexes de fuites incompatibles avec de bons rappels etc.



Cas particulier

Pour certains maîtres (plus nombreux qu’on l’imagine), le problème du rappel ne se pose pas et ne se posera jamais. Ils ne lâcheront en aucun cas leur chien. Souvent des expériences antérieures traumatisantes (chiens écrasés etc.), expliquent leur définitive aversion au lâchage, et la question philosophique, vivre longtemps ou vivre pleinement peut se poser.
Mais ça n’est pas l’objet de ces réflexions.



III Les 4 types de rappel : l’impossible, le possible, le facile et l’évident. (chien sain)


L’impossible correspond à une exposition à une stimulation trop attractive, irrésistible.
Le possible, à une stimulation de moyenne intensité.
Le facile, à une stimulation de faible intensité.
L’évident, à une absence de stimulation.

Une fréquente exposition à toutes sortes de stimuli permettra progressivement d’aller de l’impossible au possible, puis du possible au facile. 

SUITE LE MOIS PROCHAIN
 
rappel (suite et fin)
Vign_loup_mars_14_013
 Le
rôle de l’obéissance (chien sain)

 

Inutile dans l’évident, elle
favorisera, selon son niveau, le retour dans le facile et le possible, et sera
quasi inopérante dans l’impossible. D’où l’importance à passer de l’impossible
au possible, puis au facile.

En dehors des attractions
sexuelles, à peu près toutes les stimulations peuvent, moyennant habituation,
réaliser ces passages. Alors et sous réserve que l’obéissance soit correcte et
que les erreurs dont je parlerai soient évitées, les conditions sont réunies
pour un bon rappel.

 

   Le moment opportun

 

Une séquence comportementale
classique se décompose généralement en trois phases :

Il capte un stimulus (phase
appétitive), il l’explore (phase consommatoire où il satisfait sa pulsion), il
la termine (phase de satiété). Ensuite et avant une autre captation, il est
disponible, c’est le bon moment pour le rappeler.

Il est facile de guetter cet
instant, et l’avantage est double : le risque d’échec est minime et le
rappel n’est pas associé à une interruption de plaisir.

Souvent la fin de la séquence
est indiquée par une miction (jamais de miction en début d’identification
olfactive), comme s’il donnait son avis après lecture…

Les chiens hyper actifs/hyper
sensibles, aux séquences comportementales non organisées et sans phases
d’arrêt, ne sont jamais disponibles.

Bien sûr, en cas d’urgence il
devra revenir quelque soit le stade de la séquence, mais nous n’en sommes pas
là.

 

 

 

 

II    Pourquoi ne revient-il pas :

 

Mauvaises associations :

Exemple Lulu ou le cas
d’un chien jamais sorti du jardin:

 Non habitué à la laisse, donc récalcitrant à
se laisser attacher, il refuse tout naturellement de venir si la laisse est
brandie… : ne plus exhiber la laisse lors de l’appel, et obtenir
l’habituation à la laisse, vite associée aux sorties, qui deviendra ensuite une
incitation à venir (retournement de signification,
déconditionnement/reconditionnement). Le cas de Lulu permet cette inversion
dans la mesure où il ne sortait jamais du jardin. Je veux dire que la laisse
n’a jamais  été synonyme de privations
d’activités ludiques, mais qu’au contraire, elle est devenue le symbole de
découvertes extraterritoriales réjouissantes.

Anecdote Lulu (bouledogue
français d’un an) :  Une gamelle
d’eau et une autre de nourriture, éléphantesques, au cas où sa maîtresse âgée
et isolée ne se réveillerait plus…

 

Erreur classique :

Qui n’a pas mis fin à une
promenade en liberté par un rappel (il faut bien rentrer) synonyme d’attache.
C’eut été moins préjudiciable au rappel si cette association avait été diluée
au profit d’autres, positives celles-ci, au sein d’une même promenade.
Autrement dit, rappeler plusieurs fois son chien (aux moments de disponibilité),
le fêter et le relâcher, puis quand il faut partir, « s’arranger »
pour être à proximité et le rattacher sans ordre, devrait être la règle.

 

 

Divers : développer

 

Liberté trop rare et énergie
accumulée, séquences de défoulement non structurées, attendre l’épuisement pour
le rappel, rassasié il reviendra.

Le berger de Beauce,  pour ne citer que lui, illustre parfaitement
cette idée. Cette race sélectionnée compléter

 

Déclencheur de jeux
(poursuite) Le chiot part dans tous les sens, sans organisation et sans autre
objectif que le défoulement. Mais il repère très vite quels actes nous font
réagir…

 

Espaces capacitants / espaces
invalidants :

 

Par exemple je considère
capacitant un secteur clôturé et jonché de bosquets et d’arbres offrant moult
cachettes.

Son caractère clos rassure le
maître inquiet et ses demandes de retours seront mieux exprimées, plus
limpides, parce que moins parasitées d’inquiétude.

Sa densité en obstacles
obstruant la vue incite Médor à plus d’attention visuelle.

 

A l’inverse je considère
invalidant un secteur non sécurisé.

Son caractère insécurisé (par
exemple trop proche d’une route fréquentée) inquiète le maître et ses messages
de rappel n’auront pas cette tranquille assurance qui les facilite. La panique
transportée par la voix souvent mariée à des courses vers Médor pour le
« sauver » floutent le message quand elles ne le transforment pas en
son contraire (courir vers son chien = jeux de poursuite).

 

Donc de la même façon que
l’on passe de stimulations faibles vers des plus fortes graduellement, il
faudrait passer des espaces capacitants aux invalidants également
graduellement.

 

Les échecs répétés où
l’apprentissage de la désobéissance :

 

Zéro échec : simple (aucun ordre, sauf si certitude de sa
réalisation). L’avantage est double : zéro échec et rareté de l’ordre.
L’obéissance s’use, plus on s’en sert, moins il en reste… La trop grande
fréquence des ordres transforment ceux-ci en bruit de fond… évitez le
gaspillage.

Il revient de lui-même ?
Alors on l’appelle, succès garanti.

D’une manière générale, moins
vous l’appellerez plus il reviendra.

 

Les erreurs initiales.

 

 En plus de celles directement dépendantes des
conditions d’élevage et de l’enrichissement précoce déjà évoquées, il y a
celles qui concernent les premiers jours à la maison (chiot grondé de manière
traumatisante et directement associée au contact du maître furieux du pipi…). développer

 

 

 III  Comment
l’obtenir :

 

En étant vous-même la plus
attractive des attractions.

Soyez la motivation suprême,
par la consolidation quotidienne du lien affectif et par l’éducation joyeuse. développer

  

En lui donnant envie.

La gestuelle et le ton
doivent être avenants et correspondre à la séquence. La demande doit être
clairement formulée (trop souvent les maîtres se contentent de nommer le chien,
au mieux, il dressera les oreilles…) ; « Médor, viens ! »
par exemple, plutôt que : « Médooooooooorrrr… ».

A
ce propos, lorsque vous promenez votre chien et qu’il s’éloigne, lui tourner le
dos (de face, même immobile, le chien « croit » que vous allez à lui,
sa perception visuelle très bonne latéralement, est passable en profondeur),
changer brutalement de direction etc. vont l’obliger à plus d’attention. Dans
le même souci (le rendre attentif), soyez muet, votre voix le rassure quant à
votre proximité… et ne renforce donc pas sa vigilance.

 

 

 

En se posant la
question : pourquoi ne revient-il pas ?

 Effectivement, se poser la question du
pourquoi tel ou tel comportement indésirable s’installe ou est installé, plutôt
que de s’y attaquer bille en tête, permettra une extinction naturelle et
profonde. Inversement une solution « artificielle » restera fragile
et entraînera d’autres troubles comportementaux qui entraîneront d’autres
solutions « artificielles » qui entraîneront etc… un cercle infernal.


Je
prends un exemple très répandu, la fugue : « Comment l’empêcher de
fuguer ? Vaut-il mieux l’attacher ou mettre un fil électrique… » me
demande t-on fréquemment. Je réponds que plutôt que de l’empêcher physiquement
de fuguer, il faudrait que cette pulsion s’éteigne naturellement. Donc se poser
la question : pourquoi fugue t-il ? La plupart des fugues que
j’analyse ont pour origine une pauvreté de contacts sociaux. Tout
naturellement, ces chiens vont essayer de satisfaire ces besoins d’eux-mêmes.
Leurs escapades vont être renforcées par des rencontres de congénères,
d’enfants etc. Partant de ce constat, le bon moyen d’éteindre ce comportement
est tout trouvé : il va s’agir d’associer le chien aux sorties sociales
(aller chercher les enfants à l’école, l’emmener au marché etc.) Si la
fréquence est soutenue, tout naturellement, la pulsion de fugue diminuera
jusqu’à extinction.

L’empêcher
physiquement, c'est-à-dire contrarier son besoin,  le conduira à évacuer cette frustration par
d’autres comportements indésirables (aboiements…), par des activités de
substitution (léchage d’anxiété etc.). 
Bien sûr c’est un peu plus complexe (défaut d’attachement au groupe,
fugues alimentaires, sexuelles etc), mais j’ai évoqué la plus courante et elle
me paraît bien illustrer le sujet abordé (se poser la question du pourquoi).

Enfin,
je suis de plus en plus convaincu que sortir son chien ne crée pas un besoin
mais l’assouvit.

 

Par des associations
renforçantes.

Partant du principe qu’un
comportement récompensé a plus de chance de se reproduire qu’un comportement
sanctionné ou ignoré, il apparaît évident que récompenser le retour le
multipliera.

La récompense renforcera le
retour si elle lui est directement associée, c’est à dire si le retour est
immédiatement récompensé. Un retard de récompense nuira à l’association (au
même titre qu’une récompense trop précocement administrée qui bloquerait l’acte
sensé être renforcé et récompenserait un acte intermédiaire).

La récompense peut revêtir
plusieurs aspects. Il va s’agir de cerner celui qui va le mieux convenir à tel
ou tel chien et à telle ou telle situation. 


La friandise,  la caresse, le jeu etc., faites le bon choix,
le bon poids.

 

 

Créer un conflit de motivation.

Ou le contre conditionnement.


Le mauvais conditionnement retour
= arrêt de la liberté doit être inversé au profit de son contraire, le retour
déclenchant la liberté. Il faudrait que paradoxalement, la liberté soit
paralysante si elle n’est pas ponctuée de retours… un peu comme une batterie
qu’il convient de recharger de temps en temps.

Comment rendre cette complexe
association compréhensible par le chien ? C’est le principe du conflit de
motivation, utilisé dans le traitement des HA-HS : dès qu’un seuil
d’excitation anormal est atteint dans le jeu, celui-ci s’arrête brutalement et
reprend sitôt le retour au calme. Dans ce cas le contrôle de l’excitation
s’améliore.

L’analogisme avec certains
cas de non retour est flagrant : si tu veux continuer, il te faut exécuter
son contraire…

La séquence comportementale a
3 dimensions (lâchage/retour/lâchage), et les récompenses autres que le re-
lâchage immédiat seront bannies afin de ne pas perturber l’association
recherchée, à savoir : retour = liberté.

 

 

Par l’immobilisation :

Cette
espèce de capture qui permet de récupérer un chien en lui intimant un
« pas bouger » à distance quand le rappel n’opère pas et qu’il est
immobile, est assez fonctionnelle en effet.

J’y
vois deux explications :

La
première concerne des chiens qui voient dans le rappel une invitation au jeu…
Ceux-ci ont mémorisé les courses poursuites des maîtres biens moins véloces, et
malhabiles à rattraper Médor qui s’en donne à cœur joie ! Pour casser
cette ambiguïté due à une formulation équivoque (ordre ?/jeu ?), un
commandement préalablement appris, type « pas bouger », qui lui ne
laisse place à aucune interprétation, va clairement notifier à Médor que
l’heure n’est pas à la rigolade et qu’il faut obtempérer !

La
seconde explication émane de ce constat : il est plus facile de bloquer
une séquence comportementale avant son déclenchement, que d’interrompre son
cours (en l’occurrence quand Médor est immobile).

 

 

  Comment sanctionner le non-retour :

 

 Quelques principes élémentaires à connaître
avant de sanctionner :

 

S’assurer
que le chien a bien intégré que tel ou tel comportement est interdit, donc
répréhensible.

Etre
cohérent et ne pas sanctionner un même comportement selon l’humeur
(exemple : sanctionner les sauts quand on est « bien habillé »
et les accepter, voire les renforcer en habits ordinaires…).

Sanctionner
de manière proportionnée à son caractère (une voix ferme suffira à un très
soumis et fera « rire » un très dominant qui réclamera une réponse
plus énergique).

Sanctionner
au « moment où il va… », pendant c’est presque trop tard, après n’en
parlons pas.

Stopper
la sanction aux premiers signaux de soumission, émis pour çà.

Si
ces principes sont respectés, le chien évitera de reproduire le comportement
répréhensible, mais n’évitera pas son maître.

Je
redis ce que j’avais déjà dit, une sanction ne doit surtout pas être anxiogène,
sinon c’est le commencement de la fin…

 

Appliquer
ces principes au non-retour est à peu près impossible puisque Médor n’est pas  physiquement à portée de la main au moment de
la faute, et sanctionner verbalement, à distance, au bon moment (au moment où
il n’obtempère pas), va à l’encontre de ce que je considère comme étant
l’aspect fondamental du rappel : lui donner envie de venir, antinomique
d’une voix menaçante…

Idéalement,
il faudrait que la sanction tombe du ciel, et soit perçue comme indépendante du
maître qui serait alors le refuge. A cet égard le collier électrique peut, bien
utilisé, être utile. En effet, il permet la sanction à distance, puisque
télécommandée. Je le détaillerai un peu plus loin.

 

 

 

 « Outils » pour le rappel :

 

La laisse :

Et oui… le rappel commence à
un mètre !

 

La longe :

La plus fine et légère
possible, et éviter le nylon… (lire anecdote qui suit), d’une quinzaine de
mètres environ.

Son bon emploi varie selon
les cas, mais ce bras à rallonge doit obéir à quelques principes : être le
moins souvent possible en tension (au même titre que la laisse) pour se faire
oublier, varier les endroits et les situations requerrant son usage et surtout,
y voir plus une sécurité qu’un moyen.

 

« Le nylon ça fait
mal aux mains… »

Un jour que je travaillais
des attaques arrêtées ou fausses attaques avec un Rott et sa maîtresse, nous
avions convenus qu’à mi-chemin de l’homme d’attaque situé à 50 m, elle devrait
commander le « halte au pied ».

Pour aider à cet
apprentissage j’avais préalablement fixé au collier une fine longe en nylon, de
25 m. Connaissant les risques j’avais équipé d’un épais gant de jardinier la
petite menotte droite de la maîtresse.

Au moment fatidique (pendant
que s’enfuyaient à toute vitesse 50 Kgs de rottweiler) la longe lui a échappée
et avant qu’elle ne se déroule tout à fait, la consciencieuse maîtresse a
essayé (plus par réflexe) de la ressaisir de la main… gauche.

Résultats : une attaque
arrêtée pas arrêtée et un tendon fléchisseur sectionné.

Donc, gare au nylon.

 

 

 

Un congénère au bon
rappel :

A condition que son pouvoir
attractif soit plus puissant que ceux des stimulations captées, et que ce
pouvoir ne décroisse pas plus vite que les pouvoirs attractifs des stimuli.

Par conséquent, il peut être
utile momentanément, ou ponctuellement.

Pour un chien rompu aux
contacts de congénères, son apport sera minimaliste, et sera appréciable pour
un chien avide d’interactions intra spécifiques parce que trop privé de
celles-ci.

Exemple ma chienne Nova, qui
permet par son intrusion, d’aider à l’interruption d’une séquence attractive et
d’obtenir le rappel par « mimétisme », mais qui le permettra rarement
deux fois de suite, l’effet de surprise attractive étant vite consumé.

 

Collier électrique :

A l’occasion de l’entretien
(au domicile de mes clients) qui précède l’éducation proprement dite, il n’est
pas rare que j’observe sur un coin de table ou accroché à un mur, un collier
électrique. Pourtant, ils m’ont sollicité… d’où la relative utilité de cet
outil.

Description, utilisation et
utilité du collier électrique :

 

Exemple Roxy (Spitz) : régulièrement sanctionné verbalement à son retour
pour avoir trop tardé à venir, son rappel s’est vite dégradé, au point de ne
plus revenir du tout. Au stade d’installation où en était ce comportement quand
je l’ai rencontré, ni les friandises, ni les appels joyeux n’étaient opérants.
Pour le capturer, son maître avait épuisé toutes sortes d’astuces qui
n’ont  fonctionnées qu’un très court temps
(ouverture de la voiture etc.).

Dans ce cas il m’a paru
nécessaire de combattre le mal par le mal. C’est à dire que ne pas venir devait
déboucher sur une sanction plus dissuasive que celle qu’il avait associé au
retour, et qu’entre deux maux il choisisse le moindre.

Equipé d’un collier électrique
au tour de la poitrine (trop petit cou), l’impulsion électrique, réglée au plus
bas, l’a, après deux essais seulement, conduit à revenir sitôt l’appel pour
éviter la sanction du collier et préférer celle (du moins le croyait-il) du
maître, qui a pu alors, par ses caresses, casser cette association installée.
En une séance ce problème a été réglé… les Spitz sont très intelligents.

Par contre le jet de
gravillons recommandé par certains, offre généralement une stimulation
supplémentaire et rajoute à la difficulté…

 

Le sifflet :

Une association
sifflet/récompense peut aider à des rappels de types faciles et évidents (c’est
à dire lorsque le chien est peu ou pas stimulé).

En cas d’attractions fortes,
son efficacité est plus que modeste.

Son principe est pavlovien,
il consiste à associer son et récompense (friandise hyper appétente). Condition
sine qua non : que la force attractive du stimulus soit inférieure à celle
de la friandise. 

 

Etc.

 

 

IV Conclusion :

 

Ces réflexions ne prétendent
pas à l’exhaustivité (auraient pu être abordés : rappel/races,
rappel/caractères, rappel/âges etc.), seulement à mettre la loupe sur quelques
aspects de ce problème récurrent, le rappel.

Elles proposent des explications
et quelques pistes que 26 années d’observations quotidiennes de plusieurs  milliers de chiens et de maîtres m’ont inspirées.

 

Dominique PERROT.

 

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